Printemps

March 20th, 2010 | Jean-Pierre Rousseau

Le printemps est une source inépuisable d’inspiration pour les poètes et les musiciens.

L’une des plus belles mélodies de Richard Strauss, l’un de ses Vier letzte Lieder, est intitulée Frühling (Printemps) sur un poème de Hermann Hesse (1877-1962), l’un des grands écrivains suisses de langue allemande, Prix Nobel de Littérature en 1946.

Frühling (Hermann Hesse)

In dämmrigen Grüften träumte ich lang

Von deinen Bäumen und blauen Lüften,

Von deinem Duft und Vogelsang.

Nun liegst du erschlossen in Gleiß und Zier,

Von Licht übergossen wie ein Wunder vor mir.

Du kennst mich wieder, du lockst mich zart,

Es zittert durch all meine Glieder

Deine selige, deine selige Gegenwart!

Superbe poème qu’on peut traduire approximativement ainsi (traduire c’est toujours trahir un peu, surtout de la poésie!) :

Dans de sombres caveaux j’ai longtemps rêvé

De tes arbres en fleurs et de tes brises d’azur,

De ton parfum et de tes chants d’oiseaux.

Te voici à présent dans ton éclatante parure,

Inondé de lumière comme un prodige devant moi.

Tu me reconnais, tu m’attires avec douceur.

Ta délicieuse présence fait frémir tous mes membres!

A voir une des grandes interprètes de cette mélodie (et des autres Letzte Lieder) :

Kiri Te Kanawa et Georg Solti dans Frühling

Et toujours les références au disque :


Un peu de douceur…

March 19th, 2010 | Jean-Pierre Rousseau

La mode est aux chanteuses qui susurrent, aux chanteurs qui chuchotent. Ce n’est pas toujours désagréable. A condition qu’il y ait inspiration musicale et/ou poétique.

J’aime le dernier CD de Stacey Kent, entièrement composé de chansons françaises : Stacey Kent présente son nouvel album.

Cette Américaine, passée par la prestigieuse Guildhall School of Music and Drama de Londres, n’est pas précisément une perdrix de l’année, et n’a jamais cherché à défrayer la chronique ni à occuper les “têtes de gondole”. En quelques albums, depuis son premier en 1997 Close your eyes, elle a imposé sa douce voix grave, sa petite musique bien à elle - influencée peut-être par son compagnon le saxophoniste Jim Tomlinson -.

Regarder un extrait du récital de Stacey Kent à La Cigale en mars 2008 (ici aux côtés de son mari Jim Tomlinson) dans cette subtile et éternelle chanson  de Gainsbourg (encore lui!) “Ces petits riens”:

Stacey Kent chante Ces petits riens

Mieux vaut ne penser à rien
Que ne pas penser du tout
Rien c’est déjà
Rien c’est déjà beaucoup
On se souvient de rien
Et puisqu’on oublie tout
Rien c’est bien mieux
Rien c’est bien mieux que tout

Mieux vaut ne penser à rien
Que de penser à vous
Ca ne me vaut rien
Ca ne me vaut rien du tout
Mais comme si de rien
N’était je pense à tous
Ces petits riens
Qui me venaient de vous

Si c’était trois fois rien
Trois fois rien entre nous
Evidemment
Ca ne fait pas beaucoup
Ce sont ces petits riens
Que j’ai mis bout à bout
Ces petits riens
Qui me venaient de vous

Mieux vaut pleurer de rien
Que de rire de tout
Pleurer pour un rien
C’est déjà beaucoup
Mais vous vous n’avez rien
Dans le coeur et j’avoue
Je vous envie
Je vous en veux beaucoup

Ce sont ces petits riens
Qui me venaient de vous
Les voulez-vous ?
Tenez ! Que voulez-vous
Moi je ne veux pour rien
Au monde plus rien de vous
Pour être à vous
Faut être à moitié fou

Une femme de caractère

March 18th, 2010 | Jean-Pierre Rousseau

Simone Veil est reçue aujourd’hui sous la Coupole, sixième femme à entrer à l’Académie Française (après Marguerite Yourcenar (1980), Jacqueline de Romilly (1985), Hélène Carrière d’Encausse (1990), Florence Delay (2000) et Assia Djebar (2005).

Présentée comme une icône, “la personnalité féminine préférée des Français”, encensée, presque embaumée de son vivant, la première présidente du Parlement européen élu au suffrage universel (1979) est d’abord une femme de caractère, d’un caractère bien trempé.

Elle l’a encore montré, à plusieurs reprises récemment, en réagissant sans détour à des initiatives malheureuses du président de la République, qu’elle a pourtant soutenu lors de l’élection présidentielle de 2007 : inadmissible la nomination de trois hommes au Conseil constitutionnel, inutile et nuisible le fameux débat sur “l’identité nationale”, etc.

Je ne connais pas personnellement Simone Veil, je l’ai rencontrée quelquefois dans ses fonctions ministérielles ou européennes. J’ai un seul souvenir très précis d’un moment fort passé avec elle… dans ma voiture ! Dans les années 1980, j’étais l’attaché parlementaire d’un député de Haute-Savoie, et je ne sais plus pour quelle raison Madame Veil avait été invitée à animer un débat à la Maison des arts et loisirs de Thonon-les-Bains. J’étais allé la chercher à l’aéroport de Genève et, à la fois impressionné et curieux, je l’avais questionnée pendant le trajet sur les sujets d’actualité, l’Europe, etc… et j’avais beaucoup aimé la franchise, la totale absence de “langue de bois” de ses réponses. Elle ne dédaignait pas de balancer quelques vacheries bien senties sur le monde politique ! Le lendemain matin, très tôt, trajet retour vers l’aéroport, Simone Veil fait une tête des mauvais jours, je lui pose les questions d’usage (“avez vous bien dormi”?), elle bougonne puis explose. Et part dans une violente charge contre “mon” député qui, alors que ce n’était pas du tout le sujet du débat, avait cru bon de rappeler la fameuse loi sur l’interruption volontaire de grossesse, à laquelle Simone Veil avait attaché son nom en 1975. Les cicatrices du débat à l’Assemblée Nationale - lors duquel de tristes sires, parlementaires de la majorité, l’insultèrent lamentablement - n’étaient pas refermées, tous ces “machos” (sic) qui paradent en public et ne comprennent rien à la vie et aux aspirations des femmes.

J’aime cette Simone Veil, libre, non-conformiste, fidèle à ses valeurs, et son fichu caractère !

Relire son beau livre :

Musique à fuir ?

March 17th, 2010 | Jean-Pierre Rousseau

Le festival ARS MUSICA fait étape à Liège demain et vendredi, l’OPL et François-Xavier Roth proposent, en forme d’hommage au compositeur qui fête ses 85 ans cette année, Rituel in memoriam Bruno Maderna de Pierre Boulez, et deux pièces de George Benjamin (At first light) et Ondrej Adamek (Sinuous Voices). L’Anglais a 50 ans cette année, le Tchèque tout juste 30. Benjamin et Adamek font partie de cette longue liste de créateurs que Boulez a toujours soutenus, dirigés, encouragés.

Voir : F.X.Roth répète Rituel de Boulez

(Pierre Boulez)

(Ondrej Adamek)

(George Benjamin)

Tout un programme de musique contemporaine, est-ce bien raisonnable? Veut-on faire fuir le public? Eternelles “tartes à la crème”, mille fois serinées, mille fois entendues.

Je me souviens, lorsque je travaillais à la radio (en Suisse comme à Paris), que la musique contemporaine, le terme même “contemporaine” agissait comme un repoussoir sur les directeurs de chaînes ou les responsables des programmes. Or, pour les radios publiques, il y a au moins une obligation morale, sinon chiffrée, de diffuser, de propager les oeuvres des créateurs d’aujourd’hui. Sur France-Musique, nous avions certes banni l’expression “musique contemporaine” qui était, à tort ou à raison, dans l’esprit des auditeurs, synonyme de musique inécoutable. Mais nous avions fini par trouver une formule qui, durant trois saisons, a eu un grand succès : tous les soirs de 22h30 à 23 h, un rendez-vous intitulé “Musique pluriel” dont la seule mission était de diffuser TOUTES les musiques d’aujourd’hui. Combien de découvertes n’avons-nous pas faites, comme auditeurs, de créateurs de toutes esthétiques, de tous pays…

A Liège, il y a, depuis longtemps, une belle tradition de mise en valeur de la musique de notre temps, et un public formidable qui, avant de dire qu’il n’aime pas, prend la peine d’écouter, de comprendre. Souvent ce même public se prend d’enthousiasme pour telle oeuvre, tel compositeur : au hasard de mes souvenirs, toute une soirée Lindberg (dirigée par Louis Langrée) en 2002, un “Dessous des quartes” en 2009 avec Pascal Dusapin et Bruno Mantovani (dirigé par Pascal Rophé).

Je suis convaincu que la séance du “Dessous des quartes” qu’animera demain François-Xavier Roth autour de l’oeuvre de Boulez (avec des musiciens répartis dans la salle et sur la scène) captivera, intriguera, intéressera le plus large public. De même le concert de vendredi avec ces trois générations de compositeurs.

Schumann Le Sage

March 16th, 2010 | Jean-Pierre Rousseau

Il est temps d’aborder un autre bicentenaire, l’exact contemporain de Chopin, né comme lui en 1810, auteur, comme Chopin, d’une oeuvre pianistique géniale et considérable, Robert Schumann. Mais, comme le répètent à l’envi organisateurs de concerts et éditeurs de disques, Schumann “n’est pas vendeur” (Chopin au contraire, la preuve, même Eve Ruggieri lui consacre un ouvrage chez l’éditeur des stars du show biz Michel Lafon !).

Temps aussi pour moi d’évoquer l’incroyable défi que s’est lancé Eric Le Sage d’enregistrer une vraie intégrale de l’oeuvre pour et avec piano de Schumann, avec le soutien constant de l’éditeur ALPHA. J’ai plusieurs fois évoqué ici mon amitié pour ce pianiste français, qui donne tout son sens au beau mot de musicien. Il est souvent venu à Liège, encore en novembre dernier pour deux pleins week-ends consacrés… à Schumann !

La Tribune des critiques de disques de France-Musique de l’ami Hudry consacrait son émission de ce dimanche à la Fantaisie de Schumann. Après une écoute comparée à l’aveugle, la version élue comme “de référence” est celle d’Eric Le Sage (lire : Schumann Fantaisie la version de référence )

Plusieurs volumes de cette intégrale Schumann en cours ont été enregistrés l’été et l’automne dernier à la Salle Philharmonique de Liège (qui, soit dit en passant, sert de plus en plus souvent de studio d’enregistrement !). Le dernier CD qui vient de sortir comprend les Trios avec piano, sommets de la musique de chambre - quels souvenirs de novembre ! avec Gordan Nicolich et Christophe Coin. Prise de son splendide de Jean-Marc Laisné.

Ces disques - et tous les autres d’ailleurs -  doivent aider à tordre définitivement le cou à cette réputation de compositeur inaccessible, fantasque, “spécial” qui s’attache à Schumann.

Eric Le Sage ne m’en voudra pas de rappeler ici les merveilleux enregistrements d’un pianiste trop tôt disparu, qui a laissé des Schumann (et des Schubert) incomparables, Youri Egorov.

L’arbre et la forêt

March 15th, 2010 | Jean-Pierre Rousseau

Avant d’évoquer le beau film d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau que j’ai vu hier, un mot du 1er tour des élections régionales françaises : l’arbre du succès évident du parti socialiste cache la forêt des abstentionnistes. Score historique (plus de 53% d’abstention !) dont personne n’a lieu d’être fier, remontée préoccupante du Front National, effondrement de l’UMP, disparition du Modem et de Besancenot. Il n’a pas fallu trois ans pour que les résultats de l’élection présidentielle de 2007 soient purement et simplement annulés. Certes il y a une sorte de tradition française à ce que le pouvoir central perde les élections locales, mais le taux d’abstention inédit et les résultats de ce 1er tour sonnent comme un désaveu sans précédent du président de la République.

Alors le film ?

Voir d’abord la bande-annonce : Bande annonce de L\’arbre et la forêt

Difficile d’évoquer le lourd secret qui sert de toile de fond à ce nouvel opus de Ducastel et Martineau, dont j’avais beaucoup aimé les précédents longs-métrages comme Jeanne et le garçon formidable ou Crustacés et coquillages. Guy Marchand campe un personnage étonnant de profondeur et de pudeur - à l’exact opposé des rôles qu’on lui a toujours fait jouer -, au cours d’une réunion de famille agitée, il va confier les véritables raisons de sa déportation dans un camp nazi. Sa femme est la grande Françoise Fabian, bien trop absente des écrans, Catherine Mouchet fait une belle-fille décalée, à peine triste de se retrouver veuve du fils aîné de Marchand/Fabian. Et Yannick Rénier (qu’on a déjà vu dans les films de Joachim Lafosse) est un très subtil “petit ami” de la jeune fille de la maison.

Huis clos familial au milieu d’une immense forêt, non-dits qui éclatent brutalement, sur fond de Wagner et de Mozart diffusés à tue-tête par le patriarche (Guy Marchant) reclus dans ses souvenirs.

Le film, qui ne dure qu’1h40, paraît long, lent et solennel. Comme si la gravité du sujet avait impressionné les deux réalisateurs, qui pèchent, cette fois, par manque de fluidité, d’ellipse, d’allusion. Tout est monté, démontré, gros plans à l’appui sur les visages de leurs acteurs principaux.

L’arbre et la forêt est cependant un film à voir. Pour ne pas oublier la terrible histoire qu’il nous dévoile.

Ferrat et Aragon

March 14th, 2010 | Jean-Pierre Rousseau

Passons sur tous les hommages qui pleuvent systématiquement sur un artiste dès qu’il meurt : du Président de la République à ses jeunes collègues, on rivalise de superlatifs et de sentiments compassionnels. Jean Ferrat n’y a pas échappé. Et c’est sans doute justifié, puisque rares sont aujourd’hui les chanteurs qui traversent les décennies.

Ce n’est pas, on s’en doute, le “compagnon de route” du parti communiste que j’ai envie de retenir du personnage, ni même cette étiquette de chanteur “engagé” qu’il partageait avec beaucoup d’autres dans les années 60/70. Musicalement, les grandes mélodies sirupeuses (comme sa chanson la plus célèbre “La Montagne”) sont très datées.

Mais, pour ma génération, le nom de Ferrat reste indissolublement lié à celui d’Aragon et à un disque en particulier :

Aragon, détestable politique, mais grand poète.

On connaît Que serais-je sans toi… (voir : Ferrat chante Que serais-je sans toi ), peut-être un moins C’est si peu dire que je t’aime :

Comme une étoffe déchirée
On vit ensemble séparés
Dans mes bras je te tiens absente
Et la blessure de durer
Faut-il si profond qu’on la sente
Quand le ciel nous est mesure

C’est si peu dire que je t’aime

Cette existence est un adieu
Et tous les deux nous n’avons d’yeux
Que pour la lumière qui baisse
Chausser des bottes de sept lieues
En se disant que rien ne presse
Voilà ce que c’est qu’être vieux

C’est si peu dire que je t’aime

C’est comme si jamais jamais
Je n’avais dit que je t’aimais
Si je craignais que me surprenne
La nuit sur ma gorge qui met
Ses doigts gantés de souveraine
Quand plus jamais ce n’est le mai

C’est si peu dire que je t’aime

Lorsque les choses plus ne sont
Qu’un souvenir de leur frisson
Un écho des musiques mortes
Demeure la douleur du son
Qui plus s’éteint plus devient forte
C’est peu des mots pour la chanson

C’est si peu dire que je t’aime
Et je n’aurai dit que je t’aime

Me revient en mémoire un souvenir d’il y a une trentaine d’années, à propos non pas de Jean Ferrat, mais d’Aragon : ma famille avait accueilli quelques mois une jeune étudiante suisse venue parfaire ses études littéraires en France. Elle avait quelques heures à passer à Paris, avant de repartir dans son pays, je lui fais faire un tour très rapide du Paris “littéraire” - le Quartier Latin, St Germain-des-Prés, et nous nous arrêtons boire un thé au café Mabillon. Tandis que nous discutons, passent devant nous - et viennent s’asseoir à la table à côté, un vieux monsieur de grande allure, coiffé d’un large chapeau, et un très beau jeune homme. Aucune hésitation possible: le vieux monsieur est Louis Aragon. Je dis alors à ma voisine, qui me raconte, exaltée, sa passion pour la littérature française : tourne toi vers ta gauche et considère le vieil homme, c’est Aragon ! J’ai cru qu’elle allait défaillir…

L’aventure Dusapin

March 13th, 2010 | Jean-Pierre Rousseau

Le nouveau (double) CD de l’OPL est paru cette semaine en France, il sera disponible à la fin du mois en Belgique, et fera l’objet ce lundi à Paris d’une présentation à la presse, en présence du compositeur Pascal Dusapin et du maître d’oeuvre de l’enregistrement, Pascal Rophé.

En découvrant ce double album, orné en couverture d’une très belle photo de Pascal Dusapin lui-même, lundi dernier dans le bac d’un disquaire parisien, j’ai éprouvé une vraie émotion. Normale sans doute quand on a suivi toutes les étapes de ce qui peut s’apparenter à une gestation.

Ce magnifique enregistrement des 7 “Solos” pour orchestre (renommé par Dusapin le Cycle des sept formes) a, en effet, une histoire, une genèse : en février 2007, l’OPL et Pascal Rophé sont invités à Paris au festival PRESENCES de Radio-France. Parmi plusieurs oeuvres (dont une création de Michel Fourgon), Exeo, le 5e de ces “Solos” pour orchestre de Pascal Dusapin. Le compositeur assiste discrètement à la répétition de l’orchestre, et est immédiatement impressionné. Il le sera plus encore le soir même. Les deux Pascal (Rophé et Dusapin) étaient déjà liés d’amitié, et ce soir-là, Dusapin promet à Rophé d’écrire une pièce, un septième “Solo” pour l’OPL.

Quelques semaines plus tard, j’ai rendez-vous avec les responsables de NAIVE, et Eric D. (alors agent de Pascal Dusapin) et nous concevons le projet d’enregistrer l’intégrale des 7 Solos d’orchestre, soit près de 90 minutes de musique, même si plusieurs des pièces ont déjà “disquées” (par Krivine… ou Rophé avec d’autres orchestres). Reste à organiser les sessions d’enregistrement, en tenant compte des agendas de l’orchestre, du chef… et du compositeur, qui tiendra à être présent à chaque période. Et de l’aveu de tous, musiciens, chef, preneurs de son, la présence de Dusapin, loin de perturber ou de “mettre la pression”, sera, à chaque fois, un puissant stimulant humain et amical pour toute l’équipe.

Lire notamment de précédents billets sur ce blog ( Performance, Dusapin et Mantovani, ) et ce commentaire particulièrement détaillé et informé après l’exécution du cycle complet à la Cité de la Musique en mars 2009 : Le cycle des 7 formes.

Détail accessoire sans doute, mais, dans un contexte de crise, il n’est pas inutile d’indiquer que ce nouvel enregistrement est le 20ème CD de l’OPL paru depuis dix ans !

Liège 2017

March 12th, 2010 | Jean-Pierre Rousseau

Mobilisation (presque) générale mardi soir dernier pour présenter au secrétaire général du Bureau international des Expositions le dossier de pré-candidature de Liège pour l’organisation d’une exposition internationale en 2017.

Je ne veux pas revenir ici sur une initiative inaboutie en faveur de la désignation de Liège comme capitale culturelle européenne en 2015 (ma prise de position, tout à fait personnelle, sur ce blog avait suscité nombre de commentaires…). Autant j’étais sceptique sur l’opportunité et les chances de succès d’une candidature de la Cité ardente à ce titre, autant j’appuie sans réserve le projet d’exposition internationale en 2017.

J’ai été convié, comme d’autres “forces vives”, à plancher sur le premier dossier d’intention, et j’avais plaidé, avec d’autres, pour que soient mises en exergue les capacités uniques de Liège en matière de savoir, de transmission, d’innovation au coeur de l’Europe.

La candidature de Liège a été - fait assez rare pour être souligné - approuvée par toutes les forces politiques locales (lire l’article du Soir : Unanimité au Conseil communal sur Liège 2017 ).

Si l’on en croit les déclarations du responsable du B.I.E. les chances de Liège ne sont pas minces : Liège 2017 sur RTC.

Il faut rappeler ici que Liège a accueilli, en 1905, une Exposition Universelle (qui avait accueilli de très nombreux et illustres visiteurs, comme Ravel), puis une Exposition internationale en 1939 sur le thème de l’Eau. Les perspectives d’accueillir une nouvelle manifestation de cette envergure, qui aura des conséquences extrêmement bénéfiques - et notamment le développement de tout un quartier de Liège, celui de Coronmeuse -, constituent à la fois un formidable défi en termes d’organisation, et une opportunité unique de mobilisation de tous les citoyens pour la réussite d’un projet ambitieux.

Paris quartiers divers

March 11th, 2010 | Jean-Pierre Rousseau
L’hiver sous le soleil dans Paris, c’est un état de bonheur garanti. Le connu, le secret se côtoient, l’ombre et la lumière jouent à cache-cache. Il suffit de se laisser porter…


Rue de Buci (autrefois De Bussy, tiens tiens !)

La délicieuse place Furstemberg, trop cliché ?

Une enseigne belge jouxte le Musée national Delacroix

Peut-on résister aux macarons de Ladurée ?

Saint-Germain des Prés, une rue secrète

Un très beau magasin… qui porte mal son nom !


Saint Sulpice en majesté

Paris au coeur métissé

Le Caveau de la Huchette où on jazze toujours et encore

Notre Dame ne désemplit pas

La place des Vosges, ancienne Place Royale

La rue de Birague

On traverse l’Hôtel de Sully pour passer de la place des Vosges à la rue Saint-Paul

Au bout de l’Ile Saint-Louis, l’une des plus belles demeures de Paris, l’Hôtel Lambert

La nef de Saint-Louis-en-l’Ile

De grandes orgues restaurées

Le célèbre glacier Berthillon fait toujours recette dans l’île Saint-Louis

Le chevet de Saint-Gervais, l’église des Couperin

La nef restaurée de Saint-Gervais

C’était le week-end dernier à Paris..

Et une nouvelle adresse gastronomique juste à l’arrière de Saint-Gervais : Chez Julien, rue du Pont Louis Philippe (à ne pas confondre avec la célèbre brasserie Julien dans le 10e arrondissement)