Lundi 08 Septembre 2008

L'art du chef d'orchestre

Noté ceci dans le quotidien suisse "Le Temps" (du 6 septembre). En réponse à une question de Julian Sykes, Pierre Boulez a une magnifique formule pour décrire les mains - et donc l'art - du chef d'orchestre.

"La main gauche corrobore ce que fait la main droite et peut être indépendante. Elle peut souligner un accent qui n'est pas dans la main droite, mais un accent que vous voulez très fort, un contretemps par exemple. Si vous voulez un geste expressif, c'est la main gauche qui le fait naturellement. La main droite est la gardienne du foyer, et l'autre va en territoire étranger."


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Dimanche 07 Septembre 2008

Déception à Lucerne

Je me réjouissais d'entendre (et de voir) hier soir l'un des chefs et l'un des orchestres que j'admire le plus - Mariss Jansons et l'orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, surtout dans le cadre magnifique de la salle de concerts du KKL (Kultur- und Kongresszentrum Luzern).


Expérience inédite pour moi, j'étais assis derrière l'orchestre. Vue imprenable sur tous les pupitres et sur le chef, dont la gestique et l'attitude au podium sont un modèle. Et quel orchestre ! C'est une banalité de le répéter, mais c'est prodigieux de densité, de rondeur, de puissance.

Au programme de cette soirée festivalière: des Lieder de Schubert, orchestrés par Reger, Webern ou...Offenbach, chantés par le baryton Thomas Quasthoff. Et la 3e symphonie de Bruckner.

Sur Quasthoff rien à dire, magistral comme d'habitude, parfois à la limite de l'expressionnisme. Mais les mélodies de Schubert ne gagnent vraiment rien à passer à l'orchestre: le célèbre Erlkönig perd de la force expressive que lui confère la trépidation du piano. Le mélancolique Ständchen se dissout dans la joliesse sucrée d'un orchestre pourtant transparent.

Alors Bruckner? A la différence de bien des critiques musicaux français, j'ai toujours beaucoup aimé Mariss Jansons, dans à peu près tous les répertoires qu'il a abordés (une écoute à l'aveugle de la 3e symphonie de Brahms dans CLASSICA avait donné comme champion de la confrontation... Jansons et son ex-orchestre d'Oslo !!). Et Bruckner, le Concertgebouw, il connaît !
Déçu, j'ai été déçu. Une formidable machine orchestrale, mais quelque chose de Bruckner échappe manifestement à Jansons. Les incessants changements de thèmes, de couleurs, de tempo, qui sont la marque du Bruckner des premières symphonies, déconcertent manifestement le grand chef. Alors voilà, pas de grand frisson...

J'attends avec d'autant plus d'impatience cette même 3e de Bruckner que Theodor Guschlbauer dirigera à la tête de l'OPL en janvier prochain.Quand on se remémore les prodigieuses interprétations des 4e et 5e symphonies que ce chef, viennois de naissance, nous a laissées, on a de bonnes raisons de penser que la prochaine étape de ce cycle brucknérien ne décevra pas !



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Samedi 06 Septembre 2008

Boulez academy

Jeudi fin d'après-midi, je viens d'arriver à Lucerne (où j'ai tant de souvenirs d'enfance et d'adolescence - lire mes billets de début août). Un bel hôtel art déco qui surplombe le lac, juste en face de ce qui reste de la propriété de Tribschen, où Wagner écrivit sa Siegried-Idyll. Il a accepté de me recevoir, malgré un agenda qui ne lui laisse aucun répit depuis trois semaines. D'une exquise courtoisie, le pied aussi vif que la tête est alerte, il est attentif à tout et à tous, se tient informé des moindres détails de la vie musicale, bref, à 83 ans, Pierre Boulez est dans une forme olympique, et ce long moment passé avec lui à évoquer souvenirs, constats et projets est un privilège rare.

Hier soir, dans la splendide salle de concerts de Lucerne, concert de clôture de la Lucerne Academy, fabuleux orchestre de jeunes réuni par l'intendant du Festival, Michael Haefliger, et confié pendant tout le mois d'août à Pierre Boulez (celui-ci me confiait que la moitié de ces musiciens était américaine et que la présence des solistes de l'Ensemble Intercontemporain avait été bien utile pour les "coacher").

Ce reportage - en anglais - sur Boulez et cette Academy en dit long sur la jeunesse et la générosité de celui qui ne veut pas se présenter en "grand-père" des jeunes compositeurs et interprètes qui travaillent avec lui
http://www.guardian.co.uk/music/video/2008/aug/28/pierre.boulez

Programme gargantuesque ce vendredi soir, devant une salle archi-comble que le programme "d'avant-garde" ne semble avoir aucunement découragé.
En première partie, deux oeuvres de grandes figures du XX° siècle les Quatre dédicaces de Berio et, extrait de la Symphonia de 1997, l'allegro scorrevole, du centenaire et toujours fringant Elliott Carter,
et surtout deux créations.
"Change" de Johannes Borowski, un Allemand de 28 ans, est une pure merveille de science orchestrale: on sent un plaisir, un bonheur du jeune compositeur à jouer, à jouir de toute la palette sonore d'un grand orchestre, et généreusement. On pourrait penser à du Lindberg. Triomphe pour cette création.

Même âge, même look de garçon sage, Ondrej Adamek nous offre, quant à lui, Endless steps. Enthousiasmant là aussi. Avec une bonne dose d'humour, de clins d'oeil, un art - jamais gratuit, ni factice - d'utiliser toutes les ressources instrumentales notamment des cordes - une pizzicato polka géante -. Multiples rappels pour Adamek et ses magnifiques interprètes.

On se disait que, décidément, la jeune génération de compositeurs sait écrire pour l'orchestre et se moque comme d'une guigne des clivages d'autrefois. Musique suprêmement élaborée, mais écrite pour le public. Pour être aimée du public.

Et, en deuxième partie, rien moins que Le Sacre du printemps. On a beau se dire que Pierre Boulez a dirigé l'oeuvre des centaines de fois, on reste ébloui, émerveillé, par la splendeur d'une interprétation hors pair, et la ferveur de cet orchestre superlatif qui achevait ainsi son "académie" lucernoise. Et quand on va saluer le chef en coulisses après un tel marathon, on le retrouve frais et dispos avec une lueur d'amusement dans le regard. Il n'est pas près de décrocher. Tant mieux ! Merci Monsieur Boulez.




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Vendredi 05 Septembre 2008

La rentrée des grilles

Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi, dans le jargon des médias, on parlait de "grilles" de programmes. Et donc de "grilles" de rentrée, puisque c'est devenu un rite, une obligation, pour toutes les stations de radio et de TV, de faire du neuf (?) à la rentrée de septembre chaque année.

Sur Musiq3, entendu brièvement une nouvelle voix masculine dans la matinale (entre 7 et 8h). Je ne sais si c'est un remplaçant temporaire ou définitif de l'excellent Philippe Dewolf, mais c'est exactement le style, la connivence, la compétence aussi, qu'on attend le matin sur une chaîne culturelle.

Sur France-Musique, que j'ai pu écouter un peu plus longuement ce jeudi, en route pour Lucerne, j'ai retrouvé avec plaisir une voix féminine, que je connais depuis longtemps, Stéphane Goldet, dans ce qui a succédé au mythique "Matin des musiciens" - et qui avait disparu depuis 10 ans -. A priori la nouvelle grille établie par Marc-Olivier Dupin me donne envie - et je l'espère, à quelques milliers d'auditeurs aussi ! - de me remettre à l'écoute de la chaîne. Quand je lis les déclarations du PDG de Radio-France et du directeur de France-Musique sur cette grille, j'ai l'impression de relire un texte d'il y a 12 ou 15 ans. Pas de mystère: si, entre 1993 et 1998, malgré la concurrence déjà vive de Radio-Classique, nous avions enregistré une hausse de 10% de l'audience de France-Musique, c'est parce que les "fondamentaux" de la chaîne avaient été respectés, que les programmes étaient "lisibles", qu'un travail - inachevé je le reconnais - avait été fait sur le ton et le temps de la parole, les formats, les horaires et les contenus des émissions.
Bonne chance à la nouvelle Tribune des critiques de disques confiée à l'ami Hudry le dimanche à 10 h (la  première, ce 7 septembre, est consacrée au concerto pour 2 pianos de Poulenc, il y a fort à parier que la version de l'OPL fera partie de la confrontation !)
Poulenc: Concerto pour 2 pianos; Concerto pour piano; Aubade

P.S. Comme j'ai peu de temps pour la télévision, et que je n'étais pas un fidèle de la grand-messe de 20 h sur TF1, je suis incapable d'émettre un avis sur la blonde personne qui a remplacé PPDA et défrayé, semble-t-il, la chronique people de l'été avec son nouvel amoureux, un violoniste qu'on aime bien...


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Jeudi 04 Septembre 2008

Réchauffement

En dépouillant le courrier qui m'attendait à mon retour d'Amérique du Sud, je repère une invitation du Recteur de l'Université de Liège à la "rentrée académique". Je ne serai pas libre ce jour-là. Dommage, j'aurais bien aimé entendre l'hôte d'honneur de cette rentrée, le Président du GIEC, le groupe international d'experts sur le climat.

En tondant hier, entre deux averses, la pelouse de mon jardin liégeois - après trois semaines d'absence - je constatais qu'elle n'avait jamais été aussi verte, épaisse et drue, surtout après deux mois d'été. Et, regardant le ciel et le thermomètre, je me voyais plutôt fin octobre que début septembre... L'été 2008 à Liège a été pourri...comme celui de 2007. Pas trace de réchauffement !

Alors, je suis, comme tout un chacun, perplexe. Qu'en est-il réellement du réchauffement climatique annoncé comme l'apocalypse? Je ne pense pas être moins intelligent qu'un autre, mais entre le GIEC, et ses conférences mondiales très médiatisées, les interventions d'un Claude Allègre, qui n'est pas le dernier des scientifiques, et les explications tortueuses des météorologues (l'été est pourri, il pleut en été... à cause du réchauffement !), il y a de quoi être sceptique...


Cela me rappelle la mode des "futurologues" qui faisait fureur dans les années 70. Personne n'a jamais eu l'idée de confronter les prédictions/prévisions de ces "spécialistes" à la réalité constatée trente ans plus tard.

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Mercredi 03 Septembre 2008

Le journal de Liège

Je viens de lire le numéro 1 du Journal de Liège, un huit pages mensuel gratuit publié par la Ville de Liège. Etonnement d'abord: alors que toutes les villes françaises (et j'imagine d'autres villes belges?) ont, comme principal outil de communication, un journal municipal - voire, dans le cas de Paris, un journal par arrondissement - on est surpris de constater que les élus municipaux de Liège ont attendu 2008 pour s'y mettre. Mais mieux vaut tard que jamais !

Et premier bon point, une grande double page centrale consacrée à la culture, et plus précisément au futur grand musée de Liège, le Grand Curtius, dont l'ouverture est prévue au printemps 2009. Données et chiffres présentés de manière claire et pédagogique.

On pourra sans doute améliorer la présentation générale de ce journal, que je trouve personnellement un peu désuète, améliorer et développer les rubriques de service aux habitants, et - suggestion aux rédacteurs ! - consacrer une rubrique régulière à l'Opéra, à l'Orchestre et au Théâtre de la Place.

Mais ne boudons pas notre plaisir et transmettons nos félicitations aux élus et responsables de cette communication bienvenue ( www.liege.be )

Posted by Jean-Pierre Rousseau at 11:40:29 | Permanent Link | Comments (0) |

Mardi 02 Septembre 2008

Faut pas pousser !

Le combat pour le développement durable et le sauvetage de la planète est devenu pour certains un bon prétexte pour s'enrichir sur le dos des clients que nous sommes. Je veux bien - et je trouve ça tout à fait normal - que les grands magasins d'alimentation incitent les consommateurs à recourir à des sacs "durables" et évitent le gaspillage des sacs plastique.
En revanche, qu'une enseigne comme la FNAC - en Belgique seulement, pas encore en France ! - "taxe" ses clients de 0,20 € pour un simple sac en maïs recyclé, c'est du vol !
Et que dire d'un marchand de journaux parisien, qui jouit d'une situation privilégiée dans le Marais, au milieu des grands commerces du centre de la capitale, qui propose un sac papier à 1 € ! Le nom du magasin en question: Agora. J'ai décidé de le boycotter, et je n'aurai pas trop de mal d'ailleurs vu l'amabilité et la serviabilité du personnel - qui n'est sûrement pas responsable de la situation.

Posted by Jean-Pierre Rousseau at 14:17:54 | Permanent Link | Comments (0) |

Dimanche 31 Août 2008

La France vue d'Amérique du Sud

J'ai déjà dit ici tout le bien que je pense de TV5, qui fait rayonner la francophonie dans le monde, et qui permet aux lointains voyageurs que nous avons été ces deux dernières semaines, de garder le contact avec l'actualité française, belge, suisse ou canadienne.

Mention spéciale pour le journal télévisé de Radio-Canada, savoureux et souvent complètement décalé (des "sujets" avoisinant les 5 minutes pour traiter d'un banal accident de la route, avec interviews du voisin, de la victime, des pompiers, du chef de la police locale, du responsable des routes, et on en oublie !). Et que dire de la manière très particulière dont les journalistes québecois "signent" leurs reportages; çà donne à peu près ceci : "Bonsoir - blanc de 2 secondes - Jean-François Lafortune - blanc de 2 sec. - Chikoutimi - blanc de 2 sec. - Radio-Canada". On ne s'en lasse pas.

Grâce à TV5 donc, on a pu suivre les débuts de l'université d'été du PS français à La Rochelle. On aurait presque envie de supplier François Hollande de rester à son poste...tant ses "amis" prétendants à sa succession ont un art inimitable de manier l'oxymore (un parti rassemblé, la famille socialiste, notre idéal commun...) Le prochain congrès promet...

Mais une autre personnalité a fait la une de bien des kiosques à journaux au Brésil, en Uruguay, et en Argentine. Son dernier CD est en "tête de gondole" chez tous les disquaires. Oui; je parle bien de Carla B.S. On est parfois surpris, quand on voyage à l'étranger, par le fait que des stars françaises sont totalement inconnues en dehors de l'Hexagone (les fans de Johnny H. se rappellent le bide total qu'il a fait il y a quelques années à Las Vegas). Et on pouvait penser que la popularité de l'épouse du président de la république ne dépasserait pas les frontières européennes. On se trompait...

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Samedi 30 Août 2008

Bonnes et mauvaises adresses

Pascal Rophé me confiait l'autre jour que, s'il en avait le temps, il rédigerait son propre guide des hôtels et restaurants qu'il a fréquentés dans le monde, de manière beaucoup plus détaillée que ne le font les guides touristiques habituels. Pour éviter bien des mauvaises surprises. Et parler de tous ces sujets qui ne sont pas secondaires pour qui veut dormir en silence et se restaurer sans risquer l'indigestion ou la ruine de son portefeuille.

Puisqu'en deux semaines de tournée en Amérique du sud, nous avons visité bien des hôtels et des restaurants, j'ai pensé que ce carnet de route pourrait aider de futurs visiteurs ou touristes à repérer les bonnes et éviter les mauvaises adresses.

A Sao Paulo, l'hôtel Maksoud (4 étoiles) n'est plus aux normes du confort moderne - tout date des années 1970 - mais le silence dans les chambres est appréciable. En revanche, à visisiter absolument, pour le site et la qualité des mets, le restaurant A Figueira a la particularité d'être installé autour et sous un figuier géant, plus que centenaire.

A Rio de Janeiro, hôtels et restaurants de qualité sont chers, et pas toujours conformes à leur réputation. L'hôtel Wilson, où l'OPL a logé, présente le seul avantage d'être situé en plein centre et d'être très moderne, mais l'isolation phonique est insuffisante pour être à l'abri du bruit de la ville.
Photo Wilson Hotel 
Surfaite aussi la réputation du restaurant Cipriani du Copacabana Palace : très cher pour une cuisine italienne pas spécialement originale ni raffinée. On paie le cadre sans doute...
En revanche, on recommande chaleureusement,au premier étage du Sofitel Copacabana, Le Pré Catelan (chef Roland Villard) qui fait honneur à la cuisine française. Qualité impeccable de l'accueil, du service (bravo au personnel brésilien qui fait l'effort de s'adresser à chacun dans sa langue) et surtout merveilles pour le palais.

A Montevideo, l'hôtel Radisson Victoria présente l'avantage d'être situé en plein centre, de disposer d'équipements sportifs de vastes proportions (une belle piscine couverte de 25 m). Les chambres sont très spacieuses et décorées "à l'américaine" - moquettes épaises, lits très larges -, mais souffrent d'une mauvaise isolation par rapport aux bruits urbains. Beaucoup de bons restaurants de viande. Copieux, goûteux et pas chers. Mention spéciale pour le restaurant Francis, manifestement très prisé par les Montevidéens. Décor moderne tendance zen, plats originaux, délicieux, et addition très raisonnable.

A Buenos Aires, pour ceux qui espèrent se reposer au calme, éviter absolument l'hôtel - pourtant 4 étoiles - Panamericano. Je n'ai personnellement pas eu trop de problèmes, quoique la dimension des chambres ne soit pas digne d'un hôtel de cette catégorie. Mais beaucoup de musiciens se sont plaints du bruit et de la qualité très insuffisante des prestations. Mais l'hôtel était à 5 minutes à pied de la salle de concert et à proximité immédiate des rues commerçantes. Avec une piscine au 23e étage et une vue à couper le souffle sur la capitale argentine. En matière de restaurants, il y a l'embarras du choix pour qui veut déguster l'excellente viande du pays (et les vins rouges !)

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Jeudi 28 Août 2008

Icônes

Ils sont tous deux nés à Buenos Aires, à un an d'écart. Ils ont tous deux été des enfants prodiges. Ils sont tous deux, depuis longtemps, des stars de la musique classique. En Argentine, plus que des célébrités, ce sont des icônes. Chez chaque disquaire argentin, même modeste, une place de choix est réservée à Martha Argerich et Daniel Barenboim.

http://www.andrys.com/argerich.html
Je n'ai pas poussé l'admiration que j'ai pour la pianiste argentine jusqu'à acheter les CD de ses tout premiers récitals (en 1949!). Pas sûr que cela présente un intérêt autre que sentimental.
Rien de tel pour Barenboim, mais EMI a publié le récital qu'il a donné en 2000 au Teatro Colon pour fêter ses...50 ans de carrière.



Et les habitants de Buenos Aires ont encore le souvenir tout frais du grand concert public et gratuit qu'il a donné, en mai dernier, devant l'Obélisque et des propos bien sentis qu'il a tenus à l'adresse des politiciens locaux qui se montrent incapables d'achever les travaux de restauration du Colon. La réouverture était prévue en 2007, puis 2008, les plus optimistes parlent maintenant de...2010 !

Posted by Jean-Pierre Rousseau at 12:17:43 | Permanent Link | Comments (0) |