Je n’avais jamais entendu pareille 4e symphonie. Un mouvement lent suffocant de beauté, un allegro initial sensuel, fusionnel, un scherzo virevoltant, d’une joie contagieuse, et un final tout simplement fabuleux. Le sentiment, partagé par tout le public, d’avoir vécu un de ces très rares moments qui se grave à jamais dans la mémoire.
A écouter absolument ce lundi soir sur Musiq”3 ( www.musiq3.be )
Bouleversés, nous l’avons été, juste avant cette dernière symphonie, par la Rhapsodie pour contralto chantée par l’immense Sara Mingardo

Pour ceux qui, comme moi, ont découvert l’oeuvre dans l’interprétation légendaire de Kathleen Ferrier et Clemens Krauss, c’était l’émotion à l’état pur, en totale osmose avec chef et orchestre. On sera plus réservé sur la prestation prosaïque des hommes du Choeur du Singverein de Düsseldorf.
Autre sommet de ce week-end Brahms, le Requiem allemand donné samedi soir. D’une oeuvre longue, trop souvent présentée de manière hiératique, pesante, Louis Langrée a proposé une vision d’une fluidité et d’une ferveur exceptionnelles. On a pu être un peu déçu de la prestation du choeur de Düsseldorf, pas complètement à la hauteur de sa réputation; en revanche, l’orchestre était tout sauf un accompagnateur effacé. Et les deux solistes (cf.mon billet d’hier) magnifiques.


