Archive for June, 2008

La musique à la télé

Monday, June 30th, 2008
Eternel débat sur la place de la musique classique à la télévision. La réforme de la télévision publique française va-t-elle changer la donne? Rien n’est moins sûr.

Petit progrès sur France 2, une fois par mois le vendredi à une heure encore abordable (22h30) l’inusable Eve Ruggeri propose une sorte d’Apostrophes musical, avec une nette prédilection pour les chanteurs d’opéra. L’émission, bien rythmée, décontractée (le tutoiement est de rigueur…), permet au “grand public” (ah ce fameux grand public !) de découvrir à côté de vedettes comme Roberto Alagna, d’excellents musiciens connus des seuls mélomanes (comme Vivica Genaux ou Mireille Delunsch).

Mais la vraie (r)évolution a commencé cet été avec la diffusion en direct sur le site internet de France 3 ( www.france3.fr) de spectacles et concerts du Festival d’Aix-en-Provence. C’était, le 27 juin, la première de Zaïde, dirigée par Louis Langrée et mise en scène par Peter Sellars.

C’est, comme me le signale ce matin un mail de l’ami Emmanuel Pahud, le direct, ce soir à 20h, du concert de l’orchestre philharmonique de Berlin, dirigé par Simon Rattle, avec Andras Schiff en soliste

Ces événements sont aussi diffusés en direct… et visibles gratuitement pendant un mois sur www.medici.tv (qui donne aussi accès par exemple au fesival d’Aspen et à quantité de concerts et de documents passionnants.

Mais s’il faut louer cet effort de mise à disposition des internautes de ces temps forts, on peut se demander pourquoi des chaînes nationales comme France 3 ne les diffusent pas sur leurs antennes…

Beethoven à la parisienne

Sunday, June 29th, 2008
Kurt Masur quitte ses fonctions de directeur musical de l’Orchestre National de France comme il les a inaugurées : avec Beethoven. Jusqu’au 12 juillet, le vieux chef et “son” orchestre donnent l’intégrale des concertos et symphonies de Ludwig V. au théâtre des Champs-Elysées à Paris.

Hier soir, le chiffre 2 constituait le fil rouge: ouverture de Léonore II, 2e concerto et 2e symphonie. Comme je n’ai pas suivi le cycle initial (en 2002) et que je ne suivrai pas cette série finale, mon jugement sur ce que j’ai entendu est donc partiel et partial.

Disons pour faire court, et ne pas être désagréable avec des musiciens que j’aime bien, et qui sont sûrement en attente d’autres horizons notamment avec le successeur de Masur, Daniele Gatti, que l’intérêt de la soirée résidait surtout dans la présence au piano de David Fray, un pianiste de 26 ans, qui m’avait déjà subjugué dans ce même 2e concerto de Beethoven, lors de la soirée des 50 ans de la communauté des radios francophones à Bruxelles.

N’étaient les faux airs de Glenn Gould qu’il se donne parfois au piano et qui peuvent en agacer certains, David Fray fait déjà partie, pour moi, de la classe des grands du piano. Une vraie personnalité qui ne se croit pas obligée d’en rajouter, de faire des effets, de prendre des poses. Une technique superlative qui lui permet de dominer la partition sans difficulté, d’en restituer toutes les nuances, sans jamais “taper” ni minauder. J’attends avec intérêt le disque de concertos de Bach qu’il doit enregistrer avec la Deutsche Kammerphilharmonie. Et je lui souhaite de demeurer un authentique et grand musicien et de ne pas céder aux sirènes du marketing et de la com’ que son physique de jeune premier romantique ne peut manquer de lui attirer.

P.S. Heureux d’avoir pu saluer, dans le hall du théâtre des Champs-Elysées, des amis, l’actuel directeur Dominique Meyer en partance pour la direction de l’Opéra de Vienne, et son successeur désigné, Michel Frank, ami de longue date de Louis Langrée. Nous nous étions retrouvés à New York, en 2003, pour les premiers concerts de Louis L. comme directeur musical du Mostly Mozart festival. Et c’est du même Louis et de sa “première” à Aix-en-Provence dans Zaïde que nous avons brièvement parlé hier soir. Je reparlerai de ce spectacle… qui ne laisse pas indifférent, lorsque je l’aurai vu moi-même à la mi-juillet.

La honte de l’Afrique

Saturday, June 28th, 2008
Il n’y a pas de mots assez durs dans le vocabulaire de l’indignation pour dire le scandale du deuxième tour de l’élection présidentielle au Zimbabwe. Tout le monde s’en fout, quelques secondes dans les journaux télévisés, une déclaration de l’ONU. Mais le dictateur Mugabe va pouvoir continuer sa triste besogne, dans l’un des pays d’Afrique qui pourraient être les plus prospères. Un peuple qui n’a que le droit de se taire et crever en silence…

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Contraste évidemment saisissant avec le 90ème anniversaire de Nelson Mandela. Non pas que la situation de l’Afrique du Sud soit devenue idyllique, surtout lorsque le pays détient le triste record du nombre de séropositifs et de malades du Sida. Mais Mandela consacre les faibles forces que lui laisse son grand âge et une énergie intacte à la lutte contre ce fléau qui touche des milliers de familles pauvres et sous-informées. Mandela est l’honneur de l’Afrique.

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La tête et les jambes

Friday, June 27th, 2008
C’était une émission de télévision qui a fait les beaux dimanches de la télé française des années 70. Un certain Laurent Fabius, qui a eu la carrière que l’on sait, en avait même été l’un des lauréats.

Le concert de ce soir à la Salle Philharmonique de Liège pourrait se placer sous les mêmes auspices. Programme classique (une symphonie de Gossec, le concerto pour clarinette de Mozart), orchestre et chef “classiques”, l’OPL et Jean-Pierre Haeck, mais soliste beaucoup moins classique: Jean-Marie Leblanc, l’ancien coureur cycliste, journaliste et patron du Tour de France. On savait qu’il taquinait depuis longtemps la clarinette, on savait moins que son rêve était de jouer un jour “le” concerto de Mozart. Il y a quelques mois, le député provincial en charge des sports, par ailleurs mélomane très averti, m’avait révélé ce souhait, en même temps qu’il imaginait célébrer les 30 ans du Service des sports de la Province de manière originale…et pourquoi pas, culturelle.

Et voilà comment on passe de la petite reine au roi des concertos. Et comment on termine, dans la bonne humeur, une saison chargée et riche de l’OPL.

Le mythe déchu

Thursday, June 26th, 2008

Pris hier soir autour de minuit une émission de France 2 “Un jour, un destin” autour de Brigitte Bardot. Un peu étrange, à vrai dire, que ce portrait sans complaisance d’une actrice…toujours vivante, mais qu’on n’entend ni ne voit s’exprimer elle-même. On sait qu’elle est en mauvaise santé, mais elle n’est pas devenue muette !  

Brigitte Bardot Photo

J’ai lu que Bardot n’a pas eu la “chance” de disparaître comme Marilyn Monroe dans la fleur de l’âge et donc d’accéder au statut de mythe, d’icône, de fantasme de la blonde Américaine. Sans doute vrai: on n’aime pas voir les stars vieillir !

Le documentaire d’hier était, de ce point de vue, édifiant, terrible même. Lorsqu’il y a une trentaine d’années, Brigitte Bardot, qui a renoncé à tourner au cinéma, prend la tête de la lutte contre la chasse aux bébés phoques, non seulement elle n’est pas prise au sérieux, mais on la soupçonne de faire un bon coup de com’ pour relancer sa carrière. Aujourd’hui, nul ne peut douter de son engagement sincère en faveur des espèces animales menacées. Mais nul ne peut admettre les scandaleux dérapages, qui ne sont pas seulement verbaux, mais aussi écrits (dans ses Mémoires), d’une vieille dame rassise et raciste.

Il reste heureusement ses films, qui méritent, comme ceux de Marilyn Monroe, d’être revus, pour s’apercevoir que ces jolies personnes n’étaient pas seulement des bombes sexuelles un peu godiches.

Brigitte Bardot : Haine, amour et trahison - Rendez-vous à Rio, MARIO BONNARD

L’oie et le mousquetaire

Wednesday, June 25th, 2008
Frédéric Gersal, dans son excellente chronique historique sur France 2 ( http://telematin.france2.fr/index-fr.php?page=article&id_article=2772 ) nous rappelle, ce matin, que le célèbre Charles de Batz de Castelmore, plus connu sous le nom de d’Artagnan, est mort le 25 juin 1673 à Maastricht. Où il est d’ailleurs enterré.

Louis XIV est alors, avec ses précieux mousquetaires - sa garde rapprochée - en voie de l’emporter sur les Hollandais, au terme du siège de la ville, dans le cadre de cette grande guerre dite “de Hollande”qui, de 1672 à 1678, oppose la France et ses alliés (Liège, Münster, l’Angleterre, la Bavière et la Suède) à la Quadruple Alliance (Saint-Empire, Provinces-Unies, Espagne, Brandebourg) On se perd à suivre les péripéties et les retournements diplomatiques de cette guerre.

Donc d’Artagnan a vraiment existé, et pas seulement dans l’imagination d’Alexandre Dumas.

Ce qu’on sait moins, c’est que Louis XIV avait établi son état-major à Visé (pour ceux qui ne connaissent pas bien la géographie locale, Visé est une jolie bourgade en bord de Meuse à équidistance de Liège et de Maastricht). Or Visé s’enorgueillit d’être la capitale de… l’oie, et de conserver précieusement la recette de “l’oie à l’instar de Visé” ( http://www.vise.be/home/espace-tourisme/presentation-de-la-ville/un-peu-d-histoire/cite-de-loie ). Louis XIV était, on le sait, un fin gourmet, et même sur le champ de bataille, n’oubliait pas de sacrifier aux plaisirs de la bonne chère.
oie emblême visétois

La recette de l’oie à l’instar de Visé devint très populaire à la Cour de France (mais, contrairement à la légende, ce n’est pas le célèbre Vatel qui l’a importée puisqu’il s’était donné la mort en 1671… )

Désirs inassouvis

Tuesday, June 24th, 2008

On dit d’un critique littéraire que c’est un écrivain manqué (cf. mon billet d’hier et ce qu’en dit Jérôme Garcin), d’un critique musical que c’est un musicien raté. Et pourquoi pas d’un directeur d’orchestre…

Soyons clair : je n’éprouve aucun regret, donc aucune frustration, de n’avoir pas été ce que, sans doute, dans l’enfance ou l’adolescence, j’aurais rêvé de devenir. Ecrivain, musicien, magistrat ou avocat.

Je ne compte pas les livres que j’ai commencés, les titres que j’ai trouvés (Garcin dit que F.R.Bastide a longtemps placé dans ses bibliographies des livres à venir qu’il n’a jamais commencés !), les textes que j’ai détruits sitôt écrits. Si j’ai toujours aimé écrire, et parfois commis quelques lettres dont je n’ai pas à rougir, si je me suis jadis surpris à relire des dissertations de philo ou de français qui me venaient sans difficulté, j’ai tôt compris que le talent, l’audace, la singularité de l’écrivain m’étaient étrangers.

Dans le domaine musical, l’évidence m’est apparue dès mes études au Conservatoire de Poitiers: je n’étais pas mauvais dans les disciplines que j’ai abordées (solfège, piano, chant, direction d’orchestre), mais, quels qu’aient été les encouragements, les incitations, à suivre un cursus supérieur, à creuser mon sillon, à tout sacrifier aussi pour réussir dans cette voie, j’ai su très vite que je ne parviendrais jamais à me mesurer aux artistes que j’admirais profondément.

Aujourd’hui j’ai cette chance extraordinaire de travailler avec et pour des musiciens, de permettre à des chefs, des solistes, des ensembles, que j’admire, de se produire au sommet de leur art, de donner aussi leur chance à d’authentiques artistes à l’orée de leur carrière. Les soucis de la responsabilité d’une entreprise de 120 personnes sont de peu d’importance en regard du bonheur que j’éprouve à baigner dans la musique.

L’ami oublié

Monday, June 23rd, 2008
Jérôme Garcin a raison: il a sacrifié son talent d’écrivain à sa passion de la lecture et du journalisme. Il dirige les pages culturelles du Nouvel Observateur et anime l’inusable Le masque et la plume sur France Inter, pour notre plus grand bonheur. Lorsqu’il se lance, à son tour, dans l’écriture, impressionné sans doute par la multitude des figures qui hantent son imaginaire, il demeure à la lisière d’une authentique personnalité d’auteur.

Peu importe finalement quand il sert la mémoire, en la remettant au jour, d’écrivains injustement enfouis dans l’oubli collectif. Il faut lire Pour Jean Prévost (coll.Folio); Garcin réhabilite un grand résistant, mais surtout un écrivain précieux, à qui son destin tragique n’a pas réservé la postérité qu’il eût méritée.

Profitant - enfin - d’une après-midi de soleil et donc de repos, j’ai mis à profit ce dimanche pour lire Son Excellence, monsieur mon ami (Ed.Gallimard), le dernier opus en date de Jérôme Garcin.
Son excellence, monsieur mon ami

Il est question d’un ami, disparu en 1996, dont Garcin pense que, comme des dizaines d’autres écrivains qui connurent la gloire éphémère de forts tirages et d’articles louangeurs, il est en train de disparaître de la mémoire collective et de sombrer dans les oubliettes de la littérature. Qui se rappelle encore François-Régis Bastide?

Dandy qui promenait sa haute silhouette de barzoï artistocratique, amoureux de Ravel, au point d’avoir effleuré une carrière de pianiste et de compositeur, créateur de la collection Solfège du Seuil, ambassadeur par la grâce de celui dont il avait espéré, en vain, devenir le premier ministre de la Culture, François Mitterrand, écrivain, collectionneur de femmes et de belles voitures, Bastide n’est resté dans le souvenir, selon Garcin, que comme animateur de la fameuse émission de radio dominicale.

Ecrit pour l’essentiel dans la belle maison que Bastide s’était choisie à la Garde-Freinet dans le Var - comme on le comprend ! -, ce livre est un beau portrait, sans complaisance, d’un personnage qui s’était fabriqué tant de personnalités différentes qu’on est reconnaissant à Garcin de nous le restituer dans son humanité et sa vérité.
On conseille, dans la foulée, de relire l’ouvrage probablement le plus “authentique” de François-Régis Bastide L’homme au désir d’amour lointain (Gallimard, coll. Folio)
L'Homme au désir d'amour lointain

Fête ou défaite de la musique?

Sunday, June 22nd, 2008
Le débat est vieux…comme la Fête de la Musique, lancée en 1982 par Jack Lang à l’initiative de Maurice Fleuret, et reprise un peu partout dans le monde depuis lors.

Ce qui était alors imaginé comme un mouvement spontané de tous ceux qui grattaient une guitare, poussaient la chansonnette ou estropiaient un pîano à bretelles est devenu un véritable business, auquel nul ne peut échapper. Je comprends que certains amoureux de la musique…fuient le 21 juin comme la peste !

En même temps, l’expérience acquise au fil des ans a conduit les organisateurs à mieux équilibrer l’offre de concerts gratuits, à permettre à des artistes, des groupes, amateurs ou professionnels, de ne pas subir le diktat des décibels. J’ai le sentiment - sans avoir eu le temps de faire un tour complet de l’événement - que la Fête de la Musique 2008 à Liège répondait à ce souci d’équilibre.

L’OPL proposait, devant une Salle philharmonique archi-comble, deux oeuvres concertantes de Max Bruch, la romance pour alto, et le double concerto pour alto et clarinette, avec deux magnifiques solistes, l’altiste Arnaud Thorette, et le clarinettiste Jean-Luc Votano (soliste de l’orchestre).

Jean-Luc Votano, Stéphanie Salmin et Arnaud Thorette 
Les deux oeuvres vont être enregistrées pour Cyprès, sous la direction de Pascal Rophé. En seconde partie, une 7e symphonie de Beethoven trépidante, battant des records de vitesse dans le dernier mouvement, qui a déclenché l’enthousiasme d’un public pour l’essentiel composé de non-habitués.

Si l’on doutait de l’utilité de la Fête de la Musique, avec sa profusion de manifestations gratuites, le bonheur de ce public suffirait à la justifier.

Libérez les Flamands !

Saturday, June 21st, 2008
Non, ce n’est ni une nouvelle pétition lancée par Yves Leterme, ni le sujet de l’allocution du Prince Albert de Monaco lors de sa visite à Liège !!

L’Opéra royal de Wallonie accueillait hier soir la première de Don Carlo de Verdi dans la mise en scène de Jean-Louis Grinda. Une vraie belle histoire d’amours contrariées et d’opposition entre le coeur et la raison d’Etat, entre père et fils: Carlo, fils du roi d’Espagne Philippe II, entend, avec son ami Rodrigo, marquis de Posa, libérer la Flandre et le Brabant du joug d’un tyran sanguinaire… qui n’est autre que Philippe II.

C’est l’un de mes opéras préférés de Verdi - le livret de Méry et du Locle ne trahit pas le poème original de Schiller Don Carlos, Infant von Spanien - Liège présentait la version italienne “courte” en quatre actes; j’avais adoré la version française (avec le fameux acte de Fontainebleau, qui n’est pas superflu) dans la production de Luc Bondy au Châtelet et avec Roberto Alagna, dans le rôle-titre (probablement son meilleur rôle).

Verdi - Don Carlos (Original French Version) / Pappano, Alagna, Hampson, Theatre du ChateletEt avec une distribution exceptionnelle: José Van Dam, Karitta Mattila, Waltraud Meier, Thomas Hampson…et Antonio Pappano à la baguette.

En matière de disque, on n’a jamais fait vraiment mieux que Solti (Decca) et un “cast” de rêve, Bergonzi, Tebaldi, Ghiaurov, Bumbry, Talvela..

Verdi: Don Carlo

Alors Liège? Beaucoup d’atouts pour cette nouvelle production, quelques déceptions aussi.

Un orchestre qui peine à s’échauffer, mais qui prend de belles couleurs sous une direction trop neutre et manquant souvent de tension dramatique. Une mise en scène efficace et simple, une direction d’acteurs un peu figée cependant. Quant à la distribution, chapeau bas devant le Carlo de Yonghong Lee, une voix qui n’a aucune difficulté à surmonter les redoutables pièges de ce rôle, à laquelle il manque peut-être un peu d’italianita, noblesse de Giovanni Meoni en Posa, un Philippe II et un Grand Inquisiteur noirs à souhait, une splendide Elisabeth - Monique McDonald, une voix et un “coffre” qui rappellent Martina Arroyo ou Leontyne Price -, en revanche une princesse Eboli qui change de couleur et de registre en permanence et qui n’a pas, à mon goût, la raucité d’un mezzo verdien, Carla Dirlikov. Mention pour la très belle Voix du Ciel, chantée par Maryna Ziatkova.

Dans le programme distribué aux spectateurs, le président et le directeur de l’opéra annonçaient la bonne nouvelle tant attendue de la rénovation de fond en comble du Théâtre Royal, siège de l’Opéra, durant la période 2009/2010.
Avec la Salle Philharmonique, rénovée de 1998 à 2000, Liège disposera d’ici trois ans, de deux splendides salles de musique.