Ils sont tous deux nés à Buenos Aires, à un an d’écart. Ils ont tous deux été des enfants prodiges. Ils sont tous deux, depuis longtemps, des stars de la musique classique. En Argentine, plus que des célébrités, ce sont des icônes. Chez chaque disquaire argentin, même modeste, une place de choix est réservée à Martha Argerich et Daniel Barenboim.

Je n’ai pas poussé l’admiration que j’ai pour la pianiste argentine jusqu’à acheter les CD de ses tout premiers récitals (en 1949!). Pas sûr que cela présente un intérêt autre que sentimental.
Rien de tel pour Barenboim, mais EMI a publié le récital qu’il a donné en 2000 au Teatro Colon pour fêter ses…50 ans de carrière.
Et les habitants de Buenos Aires ont encore le souvenir tout frais du grand concert public et gratuit qu’il a donné, en mai dernier, devant l’Obélisque et des propos bien sentis qu’il a tenus à l’adresse des politiciens locaux qui se montrent incapables d’achever les travaux de restauration du Colon. La réouverture était prévue en 2007, puis 2008, les plus optimistes parlent maintenant de…2010 !
