Archive for December, 2008

De tout coeur

Wednesday, December 31st, 2008

Au moment de refermer la deuxième année d’existence de ce blog, d’abord un petit retour sur ce type nouveau de “journal intime”… qui n’en est pas un, puisqu’exposé à la lecture de milliers d’inconnus, certains fidèles, d’autres - plus nombreux - qui tombent par hasard sur ces lignes. Exhibitionnisme alors?
Je me suis souvent posé la question, sans toujours parvenir à éviter les écueils qui guettent inévitablement le rédacteur d’un blog.

Ecueil de l’auto-censure d’abord : ma fonction professionnelle ne me permet pas de tout dire, et quand j’ai parfois cédé à un excès de sincérité, je n’ai pas pas toujours été bien compris ni interprété. Or un blog n’est pas un outil de “management” et ne sert pas à faire passer des messages à ses collaborateurs !

Ecueil de l’intimité aussi : certains, et je ne les en blâme pas, c’est leur absolue liberté, livrent leur vie personnelle, leurs états d’âme, leurs expériences amoureuses sur leur blog. Ce n’est pas mon genre, j’aime la pudeur, le respect tout simplement de l’intimité. Certes j’ai évoqué - et je continuerai de le faire - dans plusieurs billets, des événements qui m’ont touché ou rendu heureux, mais pour le reste je revendique, pour moi comme pour mes proches, le droit à la discrétion.

Alors, mes enthousiasmes, mes déceptions, mes coups de gueule, tout cela oui sans langue de bois, parfois sans trop de précaution de langage… ça je continuerai en toute liberté !

Je termine cette année en regardant un magnifique documentaire intitulé The Hidden Heart, a Life of Benjamin Britten and Peter Pears (EMI).

Le récit d’une aventure humaine et musicale exceptionnelle, reposant sur quantité de documents inédits, films et photos familiaux, répétitions, des témoignages de proches des deux hommes, d’interprètes de la musique de Britten, en particulier de son War Requiem (Galina Vichnievskaia, pressentie par Britten lui-même, raconte, assise à côté de son mari Mstislav Rostropovitch, qu’engagée à Covent Garden pour chanter Aida elle se préparait à la création de ce Requiem à Coventry, lorsque ordre est venu de la ministre de la culture soviétique de l’époque, la terrible Madame Fourtseva, de “ne pas se compromettre avec des chanteurs allemands” - en l’occurence Dietrich Fischer-Dieskau !!). Vichnievskaia n’a donc pas pu chanter lors de la création, mais elle a été paradoxalement été autorisée à participer plus tard à l’enregistrement pour Decca sous la direction du compositeur. Et c’est la grande soprano anglaise Heather Harper qui a dû apprendre sa partie - très difficile - en moins de dix jours, et qui raconte dans ce documentaire ce moment précieux entre tous de sa vie de femme et de musicienne.

Le plus important, dans ce film, est, au-delà de son intérêt musical et historique, le fantastique message d’amour qu’il délivre. Et qu’à mon tour j’aimerais, en ce dernier jour de 2008, vous faire partager…de tout coeur.

Occasions

Tuesday, December 30th, 2008

J’ai fait hier une infidélité à mon magasin de disques habituel pour faire mon marché de fin d’année chez SATURN à Cologne. Crise du disque? disparition annoncée du CD? en voyant les étals aussi bien garnis et une clientèle aussi nombreuse un lundi matin, je me disais que - comme souvent - le pire n’est pas toujours sûr !

On pourrait penser aussi que je ne trouve plus grand chose à me mettre sous la dent (ou dans un lecteur de CD !). Erreur, à chacun de mes passages à Cologne, dans ce qui est présenté, je crois à juste titre, comme le plus grand magasin de disques du monde, je rapporte toujours de belles occasions.

D’abord parce que certaines collections, voire certains labels, ne sont pas distribués en Belgique ou en France. Ainsi de la collection “super budget” Eloquence provenant du fonds DGG/Philips/Decca. Trouvé ainsi, pour moins de 20 € le coffret, deux superbes “box”, les Bach gravés au piano par Andras Schiff pour Decca, et les Schubert d’Alfred Brendel pour Philips.

Sämtliche Grossen Werke für Klavier SoloBrendel Spielt Schubert

Toujours dans les bonnes affaires une intégrale des symphonies de Chostakovitch - dont j’ai lu beaucoup de bien dans la presse spécialisée - rééditée en un boitier carton à moins de 30 €, celle de Dmitri Kitaienko avec l’orchestre du Gürzenich de Cologne (12 CD Capriccio). Une première écoute des symphonies 1 et 5 révèle d’abord une prise de son exceptionnelle, un orchestre en très grande forme, et des partis pris interprétatifs originaux.
Shostakovich: Symphonies, the

Et enfin, pour le fun, un disque qui swingue et qui danse, les concertos pour 2 et 3 claviers de Jean-Sébastien Bach par les soeurs turques Güher et Süher Pekinel, avec l’orchestre de chambre de Zürich (dir. Howard Griffiths) qu’on n’imaginait pas si svelte et bondissant (Warner, moins de 7 €)
Konzerte für 2 und 3 Klaviere BWV 1060-1063

En revanche, aveuglé par la confiance que je mettais jusqu’à présent dans ce label, qui a rarement déçu par la qualité de ses nouveautés ou de ses rééditions, j’ai acheté deux coffrets de 20 CD chacun, là encore pour des prix ridicules, publiés par PROFIL/HÄNSSLER intitulés Romantikfestival et Klassikfestival. On y trouve certes quelques perles, des interprètes “maison” (Günter Wand, Thomas Fey, Frieder Bernius), quelques “historiques” (Gieseking/Karajan, Ansermet) mais surtout des interprétations de cinquième zone et une présentation éditoriale absolument indigne d’un label qui se respecte. Aucune indication d’interprètes sur certains CD ! Erreurs manifestes sur d’autres (le quintette La Truite de Schubert est donné par un…orchestre !). Oubli de certaines plages (la symphonie de Bizet tronquée de son quatrième mouvement..). Bref une honte !

Bilan d’un centenaire

Monday, December 29th, 2008

A quelques jours de la fin de 2008, c’est l’occasion de faire un bilan de certains événements qui ont marqué l’année musicale.

D’abord Karajan, né le 5 avril 1908 et décédé le 16 juillet 1989 à Salzbourg. Un centenaire qui a permis de remettre l’art et la personnalité de ce grand chef d’orchestre dans sa juste perspective.

Bravo à EMI qui a réédité, en deux imposants coffrets à petit prix, tous les enregistrements réalisés par Karajan pour le célèbre label anglais
The Complete EMI Recordings 1946-1984, Vol. 1: Orchestral [Box Set] Karajan 100th - Volume 2, Opera and Vocals
En revanche, honte à Deutsche Grammophon (et Decca) pour leur paresse éditoriale. Une intégrale des enregistrements de Karajan pour le label jaune aurait sans doute été impossible (encore que…), mais se contenter de rhabiller des disques multi-réédités confine à la désinvolture.
Karajan: Symphony EditionKarajan: Legendary Decca Recordings

Alors que, paradoxalement, nombre d’enregistrements de Karajan chez DGG demeurent indisponibles ou introuvables, en particulier dans des répertoires que le chef avait peu fréquentés mais qu’il a presque toujours magnifiquement réussis (Prokofiev, Chostakovitch, Egk, Honegger…). N’aurait-il pas été imaginable au moins de publier ces “raretés” en un coffret “collector” ?

Si je devais retenir une poignée d’oeuvres et de compositeurs que Karajan a particulièrement bien servis, ce ne serait sans doute pas en premier les grands Allemands (Beethoven, Brahms, Bruckner), mais Tchaikovski (les trois dernières symphonies, enregistrées au moins à quatre reprises - je réécoutais hier soir la 4e version 1964 DGG, absolument fabuleux, avec un dernier mouvement terrifiant, conçu comme une course à l’abîme!), Puccini (exceptionnelles Bohème, Butterfly, Turandot), Chostakovitch (les deux versions de la 10e symphonie), Le Sacre du printemps (en particulier le “live” de 1978).

Regardé aussi avec intérêt un documentaire qui s’attache plus à l’homme, à son milieu, à ses passions extra-musicales (pour la philosophie, la musicothérapie) et qui fourmille d’images inédites.
A Profile

Plantu

Sunday, December 28th, 2008

Le Monde a connu bien des vissicitudes ces dernières années, qui se sont traduites il y a quelques mois par un changement de direction (le romancier/journaliste Eric Fottorino a remplacé Jean-Marie Colombani), par la vente de nombreux titres et le licenciement d’une bonne partie de son équipe.

Mais Plantu est resté, contre vents et marées, tant il est impensable que le quotidien français du soir ait sa “une” sans le dessin du célèbre caricaturiste. Quand on voit Plantu interviewé à la télévision, ou quand on le rencontre (ce qui m’est arrivé une fois), on est frappé par son apparence modeste, tout en retenue. Le dessinateur peut, lui, se révéler d’une force, d’une violence même, redoutable. Quand il n’aime pas quelqu’un, il ne parvient pas (il ne le veut sans doute pas!) à le cacher. On avait déjà remarqué que le président français n’avait pas ses faveurs, le traditionnel album annuel des dessins de Plantu Un boulevard pour Sarko (Ed.Seuil) le confirme avec allégresse.

Le tourbillon de la vie

Saturday, December 27th, 2008

“…on s’est perdus de vue, on s’est retrouvés, on est reparti dans le tourbillon de la vie…”
Rien ne me paraît mieux résumer ces quelques trop rares jours de fête en famille que cette ritournelle chantée par Jeanne Moreau dans Jules et Jim

http://www.youtube.com/watch?v=dcVcwwo8QFE

Il y avait bien longtemps que je n’avais vécu aussi heureusement Noël et mon anniversaire. Bonheur de retrouver une soeur et ses enfants, dont la distance géographique et les cahots d’histoires familiales pas toujours simples m’avaient tenu trop longtemps éloigné. Bonheur de revoir ensemble mes fils et leurs cousins/cousines qui ne s’étaient plus trouvés dans cette configuration…depuis leur enfance. C’était aussi leur décision, “complotée” cet été, de profiter de la grande maison de Liège pour se rassembler et “faire la fête” au plein sens du terme. Sans les pesanteurs ou les contraintes qui, parfois, plombent les fêtes de famille.

Rien que du bonheur !

Anniversaire

Friday, December 26th, 2008

Il est (aussi) né un 26 décembre, Jean Ferrat a marqué ma génération par ses chansons “engagées” mais surtout poétiques et m’a, par exemple, fait découvrir Aragon. Qui n’a pas usé jusqu’au dernier sillon le 33 tours “Ferrat chante Aragon” ! En cadeau aujourd’hui pour les lecteurs de ce blog ce très beau texte qui, lui, n’a pas pris une ride (!!):

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J’ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j’ai vu désormais le monde à ta façon
J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J’ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu’il fait jour à midi, qu’un ciel peut être bleu
Que le bonheur n’est pas un quinquet de taverne
Tu m’as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l’homme ne sait plus ce que c’est qu’être deux
Tu m’as pris par la main comme un amant heureux.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N’est-ce pas un sanglot que la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.
Terre, terre, voici ses rades inconnues.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement
.

La fête

Thursday, December 25th, 2008

En ce matin de Noël, je voudrais souhaiter à ceux qui me lisent la même joie que celle que je vis ces dernières heures à Liège, au milieu des rires d’une grande famille rassemblée. Les occasions sont devenues très rares de voir ensemble des frères, soeurs, cousins, neveux, nièces éparpillés de Valencia à Paris, de Poitiers à Genève. Ce bonheur n’en est que plus précieux !

Parmi les cadeaux échangés et reçus, deux ouvrages en particulier, à déguster lentement :
100 Expressions à sauverqui prend la suite logique de 100 mots à sauver (Ed.A.Michel)
Le Canard Enchainé : La Vème République en 2 000 Dessins
Monumental ouvrage indispensable aux fidèles lecteurs de l’bedomadaire satirique et à tous les défenseurs d’une presse libre et critique.

Christmas carols

Wednesday, December 24th, 2008

Du plus loin que je m’en souvienne, Noël a toujours été une fête de famille…musicale. J’ai  une mémoire très précise des quelques 33 tours que mes parents plaçaient sur le tourne-disque du salon avant d’inviter mes soeurs et moi autour du sapin de Noël: des “carols” anglais et américains par Paul Michelson et son orchestre (offerts sans doute par des amis américains, il y en avait beaucoup à l’époque de stationnés à Poitiers), les incontournables “Stille Nacht” et “O Tannenbaum” ainsi qu’une messe chantée à l’église d’Entlebuch (cloches incluses!), mère suisse oblige. Et une fois que nous étions dans un chalet des Pyrénées, pour de timides essais à ski, un disque Mercury (antérieur donc à l’intégrale Decca) d’Antal Dorati et du Philharmonia Hungarica avec les symphonies 94 et 103 de Haydn !

Depuis cette heureuse période, je n’ai pas beaucoup changé d’environnement musical pour cette période particulière de l’année, et j’ai une vraie tendresse pour les quatre CD ci-dessous que je recommande à tous ceux qui veulent retrouver paix, sérénité, espérance et lumière.
Cantate Domino
Fabuleusement enregistré (une prise de son parfaite !) le Oscars motettkör un modeste mais exceptionnel choeur suédois donne des versions de référence des classiques de la nuit de Noël et un sublime White Christmas d’Irving Berlin.
A Christmas FestivalWhite Christmas: A Christmas Festival
A défaut d’avoir jamais pu retrouver en 33 tours ou en CD le Paul Michelson de mon enfance, je me suis largement rattrapé sur Arthur Fiedler et ses Boston pops avec leur Christmas festival (RCA) ou leur variante DGG White Christmas, avec la version de référence du tube de Leroy Anderson Sleigh ride.
Ella Wishes You a Swinging ChristmasChristmas with Dino
Et bien sûr, parmi tant d’autres, Ella Fitzgerald et Dean Martin…

P.S. je trouve particulièrement ignobles les “pubs” de la Française des Jeux actuellement diffusées sur les chaînes françaises pour les fêtes, notamment celle-ci
http://www.youtube.com/watch?v=ErTpLx_xyTE
Je ne comprends pas d’ailleurs que les chaînes et les autorités de régulation laissent diffuser ce genre de messages extraordinairement méprisant pour les gens simples ou handicapés. C’est sans doute du “second degré”, et ça doit faire beaucoup rire - à en juger par le volume de consultations sur youtube. Moi ça me révolte !

Pour jouer (suite)

Tuesday, December 23rd, 2008

Comme promis dans mon billet d’hier, je veux révéler la source du texte que je citais. Il est encore temps d’acheter le livre en question et de l’offrir à ceux que vous aimez :

Ce Panorama aussi raisonné que possible des nos tics de langage (Ed. Fetjaine) est dû à un journaliste, écrivain, Pierre Merle, qui s’amuse beaucoup, dans une langue qui n’a rien d’académique, à détecter les mots ou les expressions à la mode dans notre parler quotidien. Il ne se pose nullement en gardien de je ne sais quelle orthodoxie et démontre, s’il le fallait, que le français est une langue bien vivante.

Ces quelques phrases d’introduction donnent le ton de l’ouvrage :
Le tic de langage est forcément automatique, assez rarement authentique, très exceptionnellement polyphonique, quelquefois narcissique. Il peut prendre des airs sympathiques (chez soi) et très antipathiques (chez les autres)….il y en a même qui se la jouent arthritiques tant ils sont anciens! Il lui arrive aussi, à notre tic, d’avoir, surtout à notre époque, des prétentions éthiques. Et si vous ne me croyez pas, que faites-vous de l’épidémie galopante de “entre guillemets”, expression bien pra…tique permettant de ne rien assumer de ce qui pourrait s’avérer blessant pour autrui dans des propos qui sont pourtant les nôtres? Le tic demeure, dans tous les cas, un candidat idéal à l’interprétation psychanaly…tique. Tel est donc le tic, en toc, en vrac, en stock, le tic tel qu’en lui-même !…”

Effectivement, c’est vrai qu’en termes de langage, c’est clair qu’aussi bien en interne qu’en amont, on évite difficilement le tic chic ou toc. Enorme quoi !

Allez pour accompagner votre lecture, écoutez donc la Tik-Tak Polka (extraite de La Chauve-Souris) de Johann Strauss !!

Pour jouer

Monday, December 22nd, 2008

Ca fait longtemps que je n’ai pas consacré un billet à notre belle langue française et à l’usage que nos contemporains en font. Alors, pour vous amuser, je vous propose, à quelques jours de Noël, un petit jeu: repérer, dans le texte qui suit, les tournures inexactes ou ces “tics” de langage qui ont envahi notre univers quotidien. Résultats demain. Et pour le plus perspicace d’entre vous un cadeau, un petit bouquin… jubilatoire !

En fait, le tic de langage a envahi quelque part l’ensemble de notre discours. Bien évidemment, il sert à asseoir le propos et c’est vrai qu’il amène effectivement de la proximité, une connivence au niveau de la conversation, si vous voulez. Mais reste qu’il est, au jour d’aujourd’hui, ce qu’on pourrait appeler entre guillements un “grand indispensable inutile”. Il y a aussi le tic tribal, qui marque l’appartenance à un groupe, les cours de récréation plébiscitent c’est clair et aiment trop pas utiliser simplement le oui ou le non, en fait. Ce qui fait sens, dans les milieux bobos, c’est la fausse sophistication. Tout à fait Thierry…et à très vite pour rebondir sur notre démonstration ! J’observe que même les meilleurs d’entre nous, en fait, sont impactés par cette dérive langagière, cette sorte de fièvre ticoïde.

Trop top non? allez-y gaiement de vos commentaires !