Je lisais, samedi, à la une du Dauphiné libéré à Grenoble ce gros titre : “La culture résiste à la crise”.
Nous en avons eu une preuve à la MC2 : le grand Auditorium n’était certes pas comble pour l’intégrale des Solos d’orchestre de Dusapin, mais dans une autre salle le festival de jazz de Grenoble battait son plein avec le trio de Brad Mehldau !
Mais, partout, on observe un regain de fréquentation des salles de concert, de théâtre, de cinéma, d’exposition, comme si, face aux menaces de la crise, la culture, le divertissement constituaient des valeurs refuge !
J’irai plus loin : le besoin de culture n’est jamais aussi fort que dans les périodes troublées, incertaines. Pas seulement pour oublier le quotidien, mais aussi, j’en ai la conviction, pour retrouver des repères.
C’est pourquoi je ne comprends pas les grandes entreprises qui, prenant prétexte de la crise et de nécessaires “réajustements budgétaires”, réduisent, voire suppriment, leur mécénat ou leur sponsoring. Pour réaliser des “économies” (c’est d’ailleurs toujours sur la culture qu’on fait des… économies !) qui sont ridicules à l’échelle du budget de ces entreprises, on compromet les projets, l’existence, les emplois de nombre d’organismes, d’associations, de festivals culturels, et on émet surtout le pire des messages qui soit : la culture…comme une variable d’ajustement !
J’attends encore de lire ou d’entendre un grand patron annoncer, d’abord à son personnel, ensuite à ses partenaires et au public: “Tout va mal autour de nous? Raison de plus pour que notre entreprise continue à vous permettre l’accès à la culture et à ses (vraies) valeurs !”…Je sais que plusieurs d’entre eux le pensent et le font. Il faut parfois un peu de courage par rapport à un conseil d’administration ou à un comité de direction…

![Beethoven: Symphony No. 4; Symphony No. 7 [Hybrid SACD]](http://ecx.images-amazon.com/images/I/51mXM6mG14L._SL500_AA240_.jpg)
![Beethoven: Symphonies Nos. 1 & 5 [Hybrid SACD]](http://ecx.images-amazon.com/images/I/41odJtPmpPL._SL500_AA240_.jpg)

