Dans la presse belge que je lisais dans l’avion qui m’amenait hier à Barcelone, les titres de “une” portaient sur les difficultés de Didier Reynders, vice-premier ministre, ministre des Finances, et président du Mouvement réformateur (MR). La tonalité générale est sans ambiguïté, c’est “haro sur Didier”.
Les mêmes journaux, il y a quelques semaines, ne donnaient pas cher du sort du Parti Socialiste et de son président Elio di Rupo, à la tête de qui éclataient scandale après scandale, encore dans les derniers jours de la campagne pour les élections du 7 juin, corruption, prise illégale d’intérêts, bref la panoplie habituelle.
On le sait, c’est vers une combinaison socialistes - centristes - écologistes qu’on se dirige pour la formation des nouveaux gouvernements régionaux et communautaires. Le MR qui n’était plus partie prenante de ces instances depuis 2004 est reparti pour une cure de 5 ans d’opposition.
Cela ne fait pas les affaires de beaucoup, et on ne se prive pas de tirer à boulets rouges sur la stratégie et la personnalité du contesté président Reynders.
Aujourd’hui que, divine surprise, le PS reste la première force politique de Wallonie, Elio di Rupo qui avait, paraît-il, “perdu la main”, “manqué de fermeté”, est de nouveau paré de toutes les vertus.
“Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir”.
La Fontaine a toujours raison !