Archive for September, 2009

Hindemith

Wednesday, September 30th, 2009

Paul Hindemith (1895-1963) n’est pas un compositeur à la mode. Comme son contemporain suisse Honegger. On ne peut pas dire qu’il envahisse les programmes de concert.

L’OPL et Patrick Davin donneront, ce vendredi à Liège et dimanche à Anvers, la symphonie Mathis der Maler, tirée de l’opéra éponyme, qui “met en scène” le peintre Matthias Grünewald, auteur du célèbre rétable d’Issenheim, conservé et magnifiquement présenté au musée Unterlinden de Colmar : Le rétable d\’Issenheim de Matthias Grünewald.

Si cette programmation peut donner envie aux auditeurs - et aux lecteurs de ce blog - de redécouvrir Hindemith, ou plus précisément la diversité, l’originalité de son oeuvre, ce sera une bonne chose.

Le jeune Hindemith est de tous les combats d’avant-garde, même s’il n’emprunte pas les mêmes chemins que ses contemporains Schönberg, Webern ou Berg, qu’on a un peu trop tendance à considérer comme les seuls parangons de la modernité au XXème siècle.

Ecouter par exemple la série de Kammermusik (qu’Abbado et Chailly avec leurs orchestres de Berlin et Amsterdam ont superbement enregistrés). Rien à envier à la Seconde Ecole de Vienne.

Mais, même dans la production plus tardive, Hindemith n’est pas systématiquement synonyme de massivité, de “lourdeur”, d’opacité de l’orchestration. On n’est pas obligé de le rendre plus “germanique” qu’il ne l’est en réalité. Et on peut explorer sans crainte un univers symphonique et vocal assez unique en son genre.

Son Requiem for Those we love, écrit après la guerre, sur des poèmes de Walt Whitman, est un des plus bouleversants que je connaisse (à comparer avec le War requiem de Britten). Mais Die Harmonie der Welt, la Sinfonia serena, et bien sûr les plus connues Métamorphoses symphoniques sur des thèmes de Weber ou Musique pour cuivres, qui ont été, en leur temps, défendues et illustrées par Furtwängler, Sawallisch ou Bernstein, sont à nouveau à l’honneur.

Gergiev a mis Mathis der Maler à son répertoire ( Hindemith par Gergiev (2008) ). Salonen a réalisé un très beau disque avec le philharmonique de Los Angeles. Et, dans les références plus anciennes, il faut absolument écouter l’enregistrement légendaire réalisé en 1958 à Berlin… par Karajan ! Quand on sait l’histoire de Karajan et son rapport pour le moins trouble avec le régime nazi, et le destin de Hindemith et de son opéra Mathis der Maler…interdits par les nazis (saluons le courage de Furtwängler qui, bravant l’interdiction, a créé à Berlin la symphonie en 1934), cet enregistrement ne manque pas de nous interpeller…

Pan sur Grétry

Monday, September 28th, 2009

Ce n’est qu’en 2013 qu’on commémorera le bicentenaire de la mort d’André-Ernest-Modeste Grétry, né à Liège le 8 février 1741, et la Ville de Liège s’y prépare déjà. Mais, par une étrange contagion, après des années de disette, Grétry est à la mode cet automne dans les saisons françaises (les journées de musique baroque à Versailles, à l’Opéra-Comique, Royaumont, Rennes, au théâtre des Champs-Elysées…).

Cette actualité nous vaut des dossiers bien documentés dans les magazines spécialisés (DIAPASON, CLASSICA) et un bien méchant article dans Le Nouvel Observateur daté du 24 septembre. Jacques Drillon est connu - et apprécié - pour avoir la plume bien tournée et la langue bien pendue. Il intitule son papier tout simplement : La folie Grétry, c’est idiot !

La folie Grétry, c\’est idiot !

Comme à son habitude, Drillon écrit tout haut ce qu’il pense très fort, et la langue de bois n’est vraiment pas son truc. Ce qu’il balance sur Grétry doit, sans doute, en irriter plus d’un. C’est excessif certainement, d’autant que l’oeuvre de Grétry est très largement inconnue ou méconnue, et que 99,5% des lecteurs du Nouvel Obs n’ont d’autre possibilité de s’en faire une idée que par cet article. Il faut donc louer les organisateurs de concerts d’avoir à nouveau programmé Grétry (les Liégeois pourront découvrir Céphale et Procris le dimanche 26 novembre prochain à la salle philharmonique).

Ne serait-ce que pour vérifier que la musique de Grétry est “gentille, bien faite, creuse, agréable, ni sucrée ni salée” comme l’écrit Drillon. Ou que ce n’est ni du sous-Mozart, ni du sous-Gluck, mais du “sous-quelque chose, assurément” !

Le débat est ouvert…

Le pianiste poète

Sunday, September 27th, 2009

J’ai raconté ici mon admiration pour David Fray, ce jeune pianiste français, qui pourrait n’occuper que les rubriques “people” grâce à son physique et à son mariage (il a épousé la fille de Riccardo Muti). A Tanglewood, le 21 août dernier, il jouait Mozart, le 25e concerto. Magnifiquement. Il vient de publier un nouvel ‘album” chez Virgin.

David Fray joue Schubert

En visite ce samedi à la FNAC de Liège, j’entendais les Moments musicaux résonner dans les hauts-parleurs du 1er étage. Jean-Marc Onkelinx me disait écouter en boucle le disque de David Fray, fasciné par la lenteur, la respiration, la beauté du jeu, et l’intelligence du texte écrit par le pianiste lui-même dans le “booklet”. Fascination contagieuse. D’autres acheteurs s’attardaient dans le rayon classique, Luc Dardenne (j’ai fini par lui mettre un prénom, parce qu’à force de toujours les présenter comme “les frères Dardenne”, on ne sait plus qui est l’un, Luc, qui est l’autre, Jean-Pierre) avec qui nous échangions quelques impressions sur la musique… et le cinéma, est reparti lui aussi avec le CD Schubert de David Fray sous le bras.

Je ne sais pas si c’est la seule manière d’aborder Schubert, les chefs d’oeuvre ne se laissent jamais emprisonner dans une seule vision, mais je sais que ce Schubert me parle intimement et qu’il est, venant d’un jeune homme de 28 ans, d’une étonnante maturité. Un disque de chevet.

Première

Saturday, September 26th, 2009

Les premiers concerts d’un nouveau directeur musical sont évidemment très attendus et comportent une charge symbolique forte. Ils sont aussi une “signature”.

Je me rappelle, comme si c’était hier, les “premières” de Louis Langrée et Pascal Rophé.

Avec Louis Langrée, c’était un programme tout français (Ravel, Une barque sur l’océan, Shéhérazade, et la Rhapsodie espagnole, et Chausson, le Poème de l’amour et de la mer ). C’était au lendemain des attentats du 11 septembre et avec une comète de la scène musicale, Alexia Cousin.

Avec Pascal Rophé, c’était Berg et Mahler, un avant-goût de l’exploration des répertoires de notre temps. Et ces concerts d’ouverture sont associés dans ma mémoire à la mort d’Armin Jordan survenue la même semaine.

Avec François-Xavier Roth, c’était, faut-il le rappeler, un programme en forme de manifeste. De Haendel et ses Royal fireworks à Colin Matthews et sa “conclusion” des Planètes de Holst, en passant par Haydn. Pareil programme, aussi long et exigeant, relevait presque du défi impossible, en une seule petite semaine “normale” de préparation.

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(F.X.Roth et l’OPL en répétition au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles)

Défi brillamment relevé par le chef et les musiciens, passionnés par l’aventure stylistique et interprétative que représentait ce programme. Je n’aurais pas imaginé pendant longtemps que Haendel pouvait sonner si “baroque” avec l’OPL, ni même Haydn. Quelqu’un dans le public hier me disait: “çà sonne comme Harnoncourt” !

Changement complet de perspective avec l’immense machine orchestrale des Planètes. Mais là où un chef pourrait se laisser emporter par le côté spectaculaire, massif, bruyant d’une partition très avant-gardiste par maints aspects, François-Xavier Roth exalte la clarté des textures, l’homogénéité des pupitres (on connaît la beauté des cuivres de l’orchestre).

Et quand le nouveau directeur musical, après plusieurs rappels, vient dire quelques mots venus du coeur à une salle archi-comble, il se fait d’emblée adopter par les Liégeois comme l’un des leurs.

Mais ces débuts ne sont pas encore achevés, puisque, autre première, F.X.Roth et l’OPL redonnent, cet après-midi à 16 h, les Planètes de Holst, mais en dialogue avec des scientifiques de l’Université de Liège, pour confronter musique et astronomie.

Holst l’inconnu

Friday, September 25th, 2009

Lorsque nous avons imaginé, avec François-Xavier Roth, le programme de “ses” premiers concerts à la tête de l’OPL, nous n’avons pas étudié précisément le calendrier. Certes, nous savions bien qu’en choisissant Haendel et Haydn, nous participerions aux commémorations de la naissance de l’un et de la mort de l’autre. Mais Gustav Holst ? C’est un double anniversaire aussi (135 ans de sa naissance, le 21 septembre 1874 à Cheltenham, 75 ans de sa mort, le 25 mai 1934, à Londres).

Haendel, Haydn et Holst présentés par F.X.Roth

Peu importe finalement, cette mode des anniversaires.

De Holst, nous avons retenu l’oeuvre la plus populaire, Les Planètes, qui a certes assuré la célébrité mondiale à son auteur, mais qui a, malheureusement, éclipsé tout le reste de son oeuvre.

Or, comme tous les compositeurs anglais du tournant du siècle dernier, Holst est injustement méconnu, en tous cas sur le Continent. Comme Vaughan-Williams, Walton, Delius, même Elgar et tant d’autres. Certes, un peu à l’instar d’un Paul Dukas, il était extrêmement exigeant quant à sa production, il en était très souvent insatisfait. Son “catalogue” tient en quelques disques. Mais chaque oeuvre vaut qu’on s’y arrête.

Holst est certes un pur produit de la haute tradition musicale anglaise, mais il est un des rares parmi ses pairs à s’intéresser au Traité d’instrumentation et d’orchestration moderne de Berlioz. Il manifeste très jeune son goût pour les civilisations extra-européennes, et des disciplines “exotiques” (ses Planètes ne font pas référence à l’astronomie… mais aux signes astrologiques !). En témoignent, par exemple, sa suite d’orchestre “orientale” Beni Mora ou son “opéra” Savitri.

Pour en savoir plus sur cette personnalité originale, je conseille le site, très bien fait, mais en anglais of course :

Gustav Holst

Tics et tocs

Thursday, September 24th, 2009

Je m’amuse régulièrement à relever les travers de langage dans les médias ou le monde culturel. En cette matière il faut se garder d’être puriste ou intégriste, même et surtout si on défend la langue française. L’usage finit toujours par prendre le pas sur la règle.

Ainsi, on diffuse un concert “depuis” la Salle philharmonique, le président français s’exprime “depuis” New-York. Or “depuis” évoque une notion de temps… et non de lieu ou de distance. Se gendarmer à chaque fois qu’on dit ‘depuis” au lieu d’un simple “de’ de provenance ? A quoi bon…

Mais on peut, à bon droit, s’agacer de l’usage récurrent de formules toutes faites : Tel chorégraphe fait une “performance” au nom d’une exigence ‘radicale” dans son “travail”, et généralement au milieu d’une “installation” qui “interroge” le spectateur.

Il y a ainsi un pseudo-langage culturel, qui mâchonne toujours les mêmes mots, en croyant en imposer au vulgum pecus que nous sommes. Tel festival de théâtre à Liège se propose, sans complexe, d’interroger le présent ! Telle manifestation de musique contemporaine souligne le langage radical d’un auteur émergent. Oui, tiens, c’est fou le nombre d’artistes ou de disciplines barbotant dans les eaux troubles de l’anonymat, qui se doivent d’émerger, en général grâce à des subsides publics émanant de responsables eux-mêmes en mal de notoriété ! J’avoue que je n’ai toujours pas compris ce que recouvre le concept furieusement moderne de “musiques émergentes” !!

Tout ceci ne prêterait qu’à sourire si, comme tout jargon, tout langage spécialisé, cela ne contribuait à maintenir à distance le public auquel on prétend s’adresser.

“Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément” . Cette sentence de Boileau n’a rien perdu de sa pertinence.

Parler simple et clair n’implique pas - bien au contraire - l’appauvrissement du vocabulaire ou la banalisation de la pensée. C’est l’usage inconsidéré de formules toutes faites, répétées en boucle, qui constitue la pire menace pour la vivacité et l’évolution d’une langue et d’une culture.


Ecouter la musique

Wednesday, September 23rd, 2009

On inaugure ce soir une nouvelle saison de séances d’Ecouter la musique. Principe basique : comme La Tribune des critiques de disques de France-Musique ou Table d’écoute de Musiq3 ou encore Disques en lice d’Espace 2, toutes émissions radiophoniques auxquelles j’ai participé, il s’agit d’écouter et de comparer plusieurs versions d’une même oeuvre.

A Liège, le but n’est pas de faire un classement, ni de distinguer “la” meilleure version, mais de se préparer à l’écoute de l’oeuvre en concert. Et de partager un peu la recherche, le travail fait par l’interprète (chef, soliste) sur la partition. Le choix des tempi, des accents, la conception générale de l’oeuvre, les questions d’interprétation “authentique” ou “moderne”, etc…

Ce soir, nous écouterons, avec François-Xavier Roth (qui la dirigera jeudi à Bruxelles et vendredi à Liège), l’une des Symphonies londoniennes de Haydn, la n°96 qui porte le titre apocryphe de “Le Miracle”.

Et, comme toujours lorsque je m’amuse (avec tout le sérieux requis !) à préparer une séance de ce type, j’écoute évidemment beaucoup de versions différentes, et comme toujours je constate que le débat entre “modernes” et “authentiques” est souvent vain et artificiel. Qu’il y a des interprètes géniaux, quelle que soit l’époque, et des interprétations banales et sans relief à toutes les époques. Ainsi, pour cette 96e symphonie de Haydn, c’est la plus ancienne des versions (1956 !) qui se révèle être la plus vivante, la mieux articulée, la plus “moderne”, à mille lieues du grand orchestre romantique et pâteux qu’on a coutume d’associer aux interprétations datant de “l’avant-Harnoncourt”.

Loin de moi l’idée que tout le travail des Harnoncourt, Gardiner, Brüggen, Koopman et autres grandes personnalités a été inutile. Au contraire, ils ont ô combien “dégraissé le mammouth” et rendu tant de services à la musique ancienne, baroque et classique.

Mais ils ne sont pas la seule vérité interprétative. D’ailleurs, aujourd’hui, cette querelle des anciens et des modernes est dépassée, obsolète, avec la nouvelle génération de chefs comme Louis Langrée, François-Xavier Roth ou Kristian Järvi. La preuve : avec l’OPL, demain et vendredi, un Haendel et un Haydn d’aujourd’hui !

Une autre inauguration

Monday, September 21st, 2009

C’est cette semaine que François-Xavier Roth inaugure “officiellement” ses nouvelles fonctions de directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Liège Wallonie Bruxelles. Certes il est au travail depuis plusieurs semaines déjà avec l’OPL, certes le contact avec le public liégeois a déjà eu lieu à plusieurs reprises. Mais un début de mandat ça se fête !

Programme tout à fait emblématique à la fois de la personnalité du chef et de la politique de l’orchestre. Du “baroque” au contemporain, aucun répertoire ne doit être exclu, et c’est avec la même gourmandise, la même curiosité que Haendel et Matthews, Haydn et Holst vont être abordés par François-Xavier Roth et les musiciens de l’OPL.

Concession à la mode des anniversaires, Haendel et Haydn, mais surtout la volonté de montrer, dans des chefs d’oeuvre (Royal fireworks et la symphonie n°96 Le Miracle) qu’un orchestre moderne, d’aujourd’hui, est aussi à son affaire dans ce répertoire classique que dans les grandes machines orchestrales comme Les Planètes.

F.X.Roth présente \”son\” concert d\’ouverture

On l’a vu encore samedi dernier, l’O.P.L. ne refuse jamais une nouvelle aventure. Son nouveau directeur musical non plus. Dès cette semaine, ils en feront ensemble la démonstration. Samedi prochain, à 16h, le public est invité à une présentation inédite des Planètes. La musique de Holst, complétée par Colin Matthews, certes, mais en collaboration avec les sections scientifiques de l’Université de Liège, une explication de notre système solaire, un dialogue entre F.X.Roth et Yael Nazé. La tête et les oreilles dans les étoiles !

Inauguration

Sunday, September 20th, 2009

Heureux, c’est le sentiment qui domine après deux jours de folie inaugurale.

Je ne vais pas m’étendre sur la nouvelle gare de Liège et les sentiments qu’elle a provoqués et provoque chez les dizaines de milliers de visiteurs qui s’y pressent depuis vendredi soir. Grandiose, impressionnant, magnifique. Et chez beaucoup de mes interlocuteurs, une grande émotion.

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L’émotion, je l’ai ressentie à son comble hier après-midi lors du concert que donnait l’O.P.L. J’en avais rêvé, c’est vrai, mais la réalité a dépassé de très loin toutes mes espérances. La police m’a donné le chiffre de 10.000 spectateurs, la foule en effet était immense et, ayant vécu le concert au milieu d’elle, je n’ai vu autour de moi que des gens heureux, enthousiastes.

On parle beaucoup, dans les discours, de démocratiser la culture, de rendre la musique accessible à tous. En programmant ce concert, en l’organisant avec le concours de la SNCB sur les lieux mêmes de la fête inaugurale de la Gare des Guillemins, nous avons certes relevé un défi technique, logistique, acoustique, mais nous avons surtout donné du bonheur, porté la musique (et pas la plus connue, Honegger, Villa-Lobos, Grofé…) à des milliers de personnes qui n’osent pas, d’ordinaire, franchir le seuil des salles de concert.

La foule au concert de l\’OPL à la gare de Liège

Je suis heureux, pour les musiciens, l’équipe de l’orchestre, le public, Liège, que la presse, les journaux télévisés, aient évoqué cet événement - un concert dans une gare ! - qui ne restera pas isolé.

Découvertes

Saturday, September 19th, 2009

J’ai souvent reproché ici aux “majors” du disque une politique artistique incohérente ou erratique. Je n’en suis que plus à l’aise pour louer deux initiatives récentes d’Universal, et ses branches DECCA et DEUTSCHE GRAMMOPHON.

Les anniversaires Haydn, Haendel, Puccini, Mendelssohn ont donné lieu à quantité de rééditions très bienvenues, et à très peu de nouveautés. Parmi celles-ci, à l’initiative de l’inusable Placido Domingo, un disque passionnant d’extraits inédits d’opéras de Puccini :

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Même travail passionnant que celui effectué par Riccardo Chailly et son orchestre du Gewandhaus de Leipzig sur Mendelssohn (qui fut l’un des plus illustres chefs de la phalange allemande) : une version de la 3e symphonie dite “Ecossaise” très différente de celle qu’on a dans les oreilles, un 3e concerto pour piano reconstitué par le pianiste italien Roberto Prosseda (qui s’est déjà illustré par plusieurs disques de l’oeuvre pianistique de Mendelssohn)

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