Pan sur Grétry

Ce n’est qu’en 2013 qu’on commémorera le bicentenaire de la mort d’André-Ernest-Modeste Grétry, né à Liège le 8 février 1741, et la Ville de Liège s’y prépare déjà. Mais, par une étrange contagion, après des années de disette, Grétry est à la mode cet automne dans les saisons françaises (les journées de musique baroque à Versailles, à l’Opéra-Comique, Royaumont, Rennes, au théâtre des Champs-Elysées…).

Cette actualité nous vaut des dossiers bien documentés dans les magazines spécialisés (DIAPASON, CLASSICA) et un bien méchant article dans Le Nouvel Observateur daté du 24 septembre. Jacques Drillon est connu - et apprécié - pour avoir la plume bien tournée et la langue bien pendue. Il intitule son papier tout simplement : La folie Grétry, c’est idiot !

La folie Grétry, c\’est idiot !

Comme à son habitude, Drillon écrit tout haut ce qu’il pense très fort, et la langue de bois n’est vraiment pas son truc. Ce qu’il balance sur Grétry doit, sans doute, en irriter plus d’un. C’est excessif certainement, d’autant que l’oeuvre de Grétry est très largement inconnue ou méconnue, et que 99,5% des lecteurs du Nouvel Obs n’ont d’autre possibilité de s’en faire une idée que par cet article. Il faut donc louer les organisateurs de concerts d’avoir à nouveau programmé Grétry (les Liégeois pourront découvrir Céphale et Procris le dimanche 26 novembre prochain à la salle philharmonique).

Ne serait-ce que pour vérifier que la musique de Grétry est “gentille, bien faite, creuse, agréable, ni sucrée ni salée” comme l’écrit Drillon. Ou que ce n’est ni du sous-Mozart, ni du sous-Gluck, mais du “sous-quelque chose, assurément” !

Le débat est ouvert…

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