Dans un agenda chargé, pas toujours facile de s’échapper vers d’autres spectacles ou sorties que le concert ! J’adore le cinéma, mais pour certains films, il faut une disponibilité d’esprit et du temps que je n’ai pas toujours. J’irai voir Le ruban blanc de Michael Haneke, mais les 2h30 du film repoussent l’échéance.
Je me suis donc rabattu sur deux titres qui avaient, pour des raisons différentes, retenu mon attention : Julie et Julia de Nora Ephron, avec la pétulante Meryl Streep, et Humpday de Lynn Shelton. Programmés l’un et l’autre dans les salles de la Sauvenière et du Churchill à Liège (www.grignoux.be)


Le premier relate deux histoires vraies… qui ne sont connues que des seuls téléspectateurs américains. J’avais entendu parler, pendant mon séjour estival aux Etats-Unis, de “l’événement” que constituait cette sorte de biopic de la grande cuisinière Julia Child. Ultra-célèbre aux USA, Julia Child a inspiré un ouvrage à l’écrivain Julie Powell : Julie and Julia: 365 Days, 524 Recipes, 1 Tiny Apartment Kitchen. Ce livre, vendu à plusieurs milliers d’exemplaires raconte comment une jeune secrétaire malheureuse dans son travail et son existence tente de redonner un peu de vie à son mariage en cuisinant pour son couple pas moins de 524 recettes issues de la bible de Julia Child, Mastering The Art of French Cooking…
Meryl Streep est impayable comme d’habitude, Amy Adams survoltée à souhait. Tous les clichés y passent : ah le Paris des années 50 que visite la célèbre cuisinière ! Beau comme une carte postale. Est-ce un film pour autant?
Quant au second, n’est pas Lars von Trier qui veut. Caméra sur l’épaule, plans rapprochés, cadrages glauques, passe encore. Mais des comédiens qu’on a laissés, semble-t-il, improviser jusqu’à leur texte, un sujet qui avait de quoi amuser (deux amis hétéros qui ne se sont plus vus depuis longtemps décident, au cours d’une soirée baba cool, bien arrosée et enfumée, de faire une “performance artistique” en couchant ensemble… ce qu’ils ne feront pas finalement!), et un film atrocement bavard, longuet et creux ! On se force à sourire…
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