Liège est créative ! En doutait-on ? Un colloque organisé à l’initiative de l’Université et du GRE-Liège (Groupe de redéploiement économique) en a apporté l’éclatante démonstration. On lira avec intérêt l’article de Frédéric Chardon dans La Libre Belgique d’hier (Liège veut faire du marketing )
Bruno Boutsen, dans le même journal, ajoute à ce compte-rendu un volet plus culturel et relate un petit déjeuner de présentation de François-Xavier Roth. Je m’autorise à le reproduire ici :
La culture, facteur essentiel du redéploiement économique liégeois
Bruno Boutsen
Mis en ligne le 27/10/2009
Le colloque organisé par l’Université et le GRE-Liègei avait pour but principal de montrer le rôle capital joué par les universités dans le développement économique des villes. D’après les experts présents, et au regard notamment de l’expérience gantoise, les villes universitaires semblent posséder un avantage sur les autres et présentent un profil plus créatif.
Mais cette notion de créativité ne se limite pas, loin s’en faut, à la seule capacité scientifique ou technologique mais englobe toute une série d’autres aspects. Parmi ceux-ci, la culture est sans conteste un des facteurs qui contribue à affirmer l’image créative d’une ville et qui permet ainsi d’attirer les investisseurs. C’est en tout cas ce qui a été développé vendredi par diverses personnalités liégeoises, au premier rang desquelles le nouveau directeur des musées communaux, Constantin Chariot, ou Jean-Pierre Rousseau, qui n’est autre que le patron de l’Orchestre philharmonique de Liège (OPL).
L’OPL, “un orchestre pas comme les autres, qui a une vraie identité”, mais aussi “un lieu unique, singulier car situé au carrefour de plusieurs cultures” - dixit son nouveau directeur musical, François-Xavier Roth -. L’OPL, institution culturelle phare de la Cité ardente, c’est aussi une “success story” comme on aimerait en voir plus souvent. En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes puisque, selon ceux transmis par Jean-Pierre Rousseau, qui est à la tête de l’institution musicale depuis déjà dix ans, “le premier semestre 2008 a accueilli autant de spectateurs que toute l’année 2004″.
Il y a un peu plus d’une semaine, ce n’est pas le directeur général de l’OPL mais bien le président de la Chambre française de commerce et d’industrie de Liège-Luxembourg (CFCILL), qui s’adressait à une assemblée variée, composée de diverses personnalités liégeoises qui comptent, lors d’un petit-déjeuner organisé au sein du foyer de la Salle philharmonique. Une des deux activités annuelles organisées par la CFCILL, une ASBL créée en 1895 dont le but premier est de se faire rencontrer les nouveaux arrivants et de les inciter à rester.
Pour Jean-Pierre Rousseau, c’est clair, “même s’il est subsidié par les pouvoirs publics, l’OPL fonctionne bel et bien comme une entreprise”, avec ses 120 employés, ses objectifs - y compris financiers - à remplir et sa stratégie à long terme. À ce sujet, le but du tandem Rousseau-Roth est de faire rayonner l’OPL tant sur le plan local - “le rêve, ce serait que chaque Liégeois ait connu l’OPL” - qu’international. “Nous devons contribuer à ouvrir l’orchestre, il y a une véritable volonté d’aller vers le public qui doit pouvoir s’y retrouver dans ce qui est proposé”. Pour le reste, le patron de l’OPL se dit convaincu du rôle capital qu’a à jouer la culture dans le redéploiement liégeois, elle qui permet de mieux positionner la ville à l’international et qui contribue ainsi à attirer des investisseurs de plus en plus nombreux.
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