Archive for October, 2009

Broadway

Thursday, October 22nd, 2009

Je sais que je ne suis pas le seul amateur de musique dite “classique” à admirer et aimer la comédie musicale à la mode Broadway.

Petite précision géographique autant qu’historique :

(La presqu’île de Manhattan vue du ciel)

Broadway est la seule artère qui traverse Manhattan du nord au sud en biais, et qui échappe au plan rectiligne des avenues (qui vont du nord au sud) et des rues (d’est en ouest) dessiné en 1811. On n’a pas osé détruire cet axe historique tracé par les premiers immigrants sur un ancien sentier indien.

Quand on évoque aujourd’hui Broadway et ses innombrables salles de spectacle, on est dans un périmètre restreint à Times Square, au croisement de Broadway et de la 42e rue (cf.mon billet du 15 août 2009).

J’évoque à nouveau Broadway aujourd’hui  pour saluer une publication que je recommande vivement, pour la qualité de son contenu et de ses interprètes… et son prix.

Ce coffret de 13 CD est une malle aux trésors en même qu’un hommage amplement mérité au maître d’oeuvre de tous ces enregistrements, le chef John McGlinn décédé le 14 février 2009 à l’âge de 55 ans. On n’y trouve pas moins que les intégrales de Show boat de Jerome Kern, Anything goes et Kiss me Kate de Cole Porter, Brigadoon de Loewe et Lerner, Annie get your gun d’Irving Berlin, et quantité d’extraits, d’ouvertures, de chansons de Gershwin, Kurt Weil, Kern, etc… dans leurs orchestrations originales.

McGlinn a fait pour Broadway un travail musicologique de même importance qu’un Jean-Christophe Keck pour Offenbach ou Robert Levin pour Mozart ou Beethoven. Cela peut paraître étonnant pour des oeuvres du XXème siècle ! Et pourtant le rythme de production était tel, il fallait fournir, fournir, et le matériel utilisé par les musiciens et chanteurs d’une comédie musicale était souvent mis de côté, voire détruit, sitôt le spectacle terminé.

Très bon point de ce coffret: un CD ROM contenant tous les synopsis, notices et surtout textes des chansons.

Médiacité

Wednesday, October 21st, 2009

Liège enchaîne les inaugurations. Et honore de grands architectes. Après Calatrava et la gare des Guillemins, quelques milliers de personnes étaient conviées, hier soir, à découvrir la “Médiacité”, vaste ensemble architectural qui porte la “patte” de l’Américain Ron Arad, plus connu jusqu’à présent comme designer.

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En réalité, ce qu’on a inauguré n’est qu’une partie de la “Médiacité”, une vaste galerie commerçante (près de 500 mètres nous dit-on !) sinuant comme un gros serpent, dans le quartier du Longdoz, outre Meuse donc. Les mêmes enseignes que dans toutes les galeries du monde (mais une nouveauté pour Liège, une grande surface SATURN). Plusieurs espaces vides, esthétiquement très réussis, mais dont on se demande à quoi et qui ils seront destinés (à des concerts de l’OPL ? ).

Prendront place d’ici un an tout un ensemble de studios et de bureaux liés.. aux médias, dont un centre de production important de la RTBF, les structures d’appui au cinéma, et un complexe de salles de cinéma.

En attendant, les foules de badauds et de consommateurs trouveront un nouveau but de promenade, dans un quartier qui va profiter de ce renouveau (mais quid de la galerie commerciale du Longdoz toute proche? promise à fermeture?). Et pour une fois qu’un ensemble commercial est beau à voir…ne nous en plaignons pas !

Objectivité

Tuesday, October 20th, 2009

Les derniers jours m’ont rappelé (cf.mon billet du 16 octobre) les limites d’un blog. Et incité à relire le texte que j’avais écrit ici même le 10 janvier 2008 : Vertus et limites du blog.

Je n’ai rien à ajouter ni à retrancher de ce texte.

Certains ne manqueront pas de relever que je me suis pris à mon propre piège : je ne parle pas d’un concert auquel j’ai assisté (et - souvent - organisé), c’est suspect, j’en pense sûrement du mal; j’en parle en termes élogieux, c’est tout aussi suspect, puisque j’encense des artistes que j’emploie ou que j’ai engagés. Dilemme !

Mais, sous prétexte d’objectivité et de “devoir de réserve”, devrais-je taire mes enthousiasmes ou mes déceptions sur ce qui fait le coeur de mon existence et de ma vie professionnelle ? Les musiciens, ceux de l’OPL, comme les autres, savent, depuis longtemps, que je suis incapable de mentir, ou pire d’être indifférent. Quand j’aime, je ne mesure pas mes compliments, quand j’aime moins, je ne cache pas mes critiques. J’ai la faiblesse de penser que si j’ai une petite légitimité dans ce métier et dans le monde musical, c’est parce que je suis entier, direct…et profondément respectueux des artistes.

Alors ? Je n’ai pas encore dit un mot du concert - exemplaire - de vendredi dernier (cf. mon billet du 15 octobre). Suspect…

Pas le moins du monde : j’ai admiré l’orchestre et François-Xavier Roth d’un bout à l’autre de ce programme. Le chef avait renoncé à certains “accessoires” qui avaient beaucoup fait parler dans ses Royal fireworks de Haendel lors du concert d’ouverture, la suite des Indes galantes de Rameau n’en était pas moins pertinente et “baroqueuse” à souhait. Du 5e concerto de Saint-Saëns, j’ai déjà dit tout le bien que je pensais de l’interprétation de Cédric Tiberghien, je peux rajouter que, comme toujours, les musiciens de l’OPL ne se sont pas contentés d’être de simples “accompagnateurs”.

Mais j’ai été véritablement bluffé par Alborada del gracioso de Ravel et Iberia de Debussy qui formaient la deuxième partie. Des partitions extrêmement délicates, qui exposent l’orchestre en pleine lumière, et qui ne tolèrent aucune approximation.

Rarement entendu interprétation aussi idéale d’Iberia. Bravo !

Piano 5*

Monday, October 19th, 2009

La musique n’échappe pas aux classements de toutes sortes. On sait ce que j’en pense. Le titre de cet article est donc une petite provocation.

Pour évoquer deux artistes, Cédric Tiberghien et Jean-Frédéric Neuburger, qui ont joué vendredi et samedi à Liège, et ont conquis le coeur du public.

Pour l’un - Cédric Tiberghien - c’était une “première”, aussi étrange que cela paraisse pour un pianiste qui joue fréquemment en Belgique, qui a déjà joué avec l’OPL, à Bruxelles et à Saint-Hubert, et qui est le soliste des Djinns et des Variations symphoniques de Franck, dans l’enregistrement des oeuvres symphoniques du compositeur que l’OPL et François-Xavier Roth ont entrepris. Au programme de vendredi soir, le 5e concerto pour piano de Saint-Saëns, dit “L’Egyptien” (dont le 2e mouvement, bissé d’ailleurs, évoque la Méditerranée, le Nil, l’exotisme). Non seulement, Cédric Tiberghien a la technique, la virtuosité requises, mais il domine la partition, comme s’il la pratiquait depuis toujours. Or c’était aussi pour lui une première en concert… On en redemande !

J’espère que, malgré les inévitables arguments de la “crise du disque”, on donnera à Cédric la possibilité d’enregistrer d’autres oeuvres concertantes. Dans sa discographie déjà riche, je relève ces quelques perles :

Quant à Jean-Frédéric Neuburger (22 ans!), c’est un personnage à part dans la galaxie encombrée des jeunes talents qui montent.. En janvier 2007, il n’avait pas craint d’apprendre la redoutable partie de piano de l’oeuvre-fleuve de Messiaen Des canyons aux étoiles. A New York, à Tokyo, il a remporté des triomphes avec des programmes qui lui ressemblent : exigeants, surprenants. Et à Liège, il a proposé un programme d’athlète : Prélude, choral et fugue de Franck (voilà un pianiste qui n’a pas oublié que le père César est né à Liège !), Sonate de Dutilleux… et, en toute simplicité, la monumentale sonate Hammerklavier de Beethoven. “Dantesque”, comme il me le disait lui-même, mais donné sans effort apparent, avec une maîtrise incroyable des ressources de son piano. Et, si le terme n’était pas aussi galvaudé, une “maturité” digne des plus grands interprètes. Un musicien à suivre absolument !

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Une histoire moderne

Sunday, October 18th, 2009

Voilà ce que j’écrivais ici le 10 décembre 2007 :

Foule des grands jours hier soir au Châtelet pour un spectacle somme toute rare en France: West side story de Bernstein. La création du célèbre ballet a eu lieu il y a tout juste 50 ans sur Broadway à New York. Paris propose la reprise à l’identique de la chorégraphie de Jérôme Robbins.

Spectacle parfait: danseurs, chanteurs, orchestre, chef excellents. Une oeuvre qui n’a pas pris une ride: la musique de Bernstein est géniale, le “livret” est plus actuel que jamais (un Roméo et Juliette moderne), la chorégraphie de Robbins (Béjart n’est pas loin).  Et à la différence de la quasi totalité des “musicals” de Broadway, une fin tragique, une vision plutôt pessimiste de l’humanité.

A revoir bien sûr le film de Robert Wise avec Natalie Wood et George Chakiris; à réécouter surtout la suite symphonique de “West side story” dirigée par Bernstein lui-même (la première version avec “son” New York Philharmonic).

il suffit de remplacer Paris et le Châtelet par Liège et le Forum, pour exprimer le bonheur que j’ai eu à revoir hier soir ce West side story, dans sa version originale. Et souligner l’actualité de cette pièce, qu’on aurait du mal à appeler “comédie” musicale. L’intolérance, la guerre des bandes, la violence, l’amour impossible, çà sonne malheureusement encore très juste à nos oreilles contemporaines.

Amalgame

Friday, October 16th, 2009

Etant nommément cité et pris à partie dans un hebdomadaire belge, en ma qualité de “directeur de l’Opéra philharmonique de Liège” (sic), je voudrais ici dire que :

1. Ce blog est un “journal” personnel, qu’il n’exprime en aucun cas des positions officielles, ni de l’orchestre, ni de tout autre organisme auquel je participe. Mes opinions n’engagent que moi, même si j’ai conscience qu’elles peuvent être instrumentalisées par certains.

2.  Sous un titre à sensation, certains de mes propos sans doute directs mais qui ne mettaient personne nommément en cause sont extraits de leur contexte, et en regard de cette “citation” de mon blog figure la photo d’une personnalité qui a été au centre de plusieurs polémiques récentes.

Ce procédé a un nom : l’amalgame !

Je conçois la fureur de l’intéressé, et de ceux qui se sont sentis injustement visés par cet article et ce fâcheux procédé.

3. De surcroît - preuve qu’il ne faut jamais se laisser entraîner par l’émotion et la rumeur propagée sur internet - j’ai reproduit des informations erronées, évoquant une “entreprise publique” de la région liégeoise qui s’apprêterait à procéder à des licenciements, et mettant en parallèle le sort de ces salariés avec celui du directeur général de ladite entreprise. Je me suis à mon tour prêté, involontairement, à un amalgame qui n’est pas plus excusable que le précédent. Il n’y a pas, il n’y aura pas de licenciements.

4. J’ai sous-titré ce blog ” La vie, la musique, les idées en liberté”. En présentant ici mes excuses aux responsables et dirigeants de l’entreprise pour les propos excessifs et erronés qui sont de mon fait - mais je ne puis en aucune manière être tenu pour responsable de la présentation qui en a été faite dans la presse - je n’entends pas renoncer à ma liberté d’opinion et au nécessaire débat d’idées, le seul qui vaille.

La langue de bois

Friday, October 16th, 2009

La collection “Le goût des mots” (dirigée par Philippe Delerm, tiens, tiens !) aux éditions POINTS/Seuil est décidément une mine inépuisable. J’en ai souvent parlé sur ce blog. Je viens d’en acheter un nouveau volume, aussi érudit que réjouissant Parlez-vous la langue de bois?”, Petit traité de manipulation à l’usage des innocents. L’auteur est en Martine Chosson,  qui se décrit ainsi : ” Agrégée de lettres modernes, Martine Chosson a longtemps enseigné à l’étranger avant de s’apercevoir que cela n’avait aucun intérêt”…

Je ne connais pas Madame Chosson, mais la seule lecture de son “avertissement” initial me la rend très sympathique, et prouve, une fois de plus, qu’on peut être sérieux et ne pas se prendre au sérieux :

Vaste territoire que celui de la langue de bois… L’auteur ne prétend nullement s’être livré à une exploration complète, il avoue s’être contenté de quelques balades au hasard des rencontres. Tendre l’oreille, observer, humer l’air du temps. En badaud amusé… Juste un petit tour du propriétaire.

Observer le langage et plus particulièrement un langage obscur , c’est être amené - à son corps défendant - à proposer un décryptage critique, risquer d’égratigner, de faire sourire, de mettre en lumière les infimes imperfections de ses concitoyens. Mais qu’on ne se méprenne pas, l’auteur n’en veut pas plus aux uns qu’aux autres. Il voue une même sympathie aux hommes et aux femmes de droite et de gauche, aux publicistes, aux agents immobiliers et à son voisin de palier.

Tout discrédit jeté bien involontairement sur les uns ou les autres ne serait pas à mettre à son compte, mais à considérer comme le regrettable dommage collatéral d’une analyse qui ne tend qu’à s’intéresser aux faits de langue”

Il faudrait, pour bien faire, citer intégralement la table des matières qui est, à elle seule, un traité de poésie, d’humour et d’érudition. Au hasard des chapitres : Les circonlocutions de la flatterie, Double sens et grivoiserie, Voeux présidentiels, De l’art de ne pas répondre aux questions, Réussir son licenciement, La valorisation du vide, etc… Jouissif !

Un programme-signature

Thursday, October 15th, 2009

Comme pour sa série inaugurale les 24, 25 et 26 septembre derniers, François-Xavier Roth propose cette semaine un programme manifeste : de Rameau à Ravel.

F.X.Roth présente le programme Rameau/Saint-Saens/Debussy/Ravel

La musique française est une des traditions de l’Orchestre philharmonique de LIège Wallonie Bruxelles; tous les chefs successifs de l’orchestre s’y sont brillamment illustrés et leurs enregistrements restent des références reconnues et admirées.

En construisant, il y a quelques mois, le programme de cette semaine, François-Xavier Roth souhaitait, non seulement, s’inspirer de cette belle tradition de l’orchestre, mais l’élargir, la vivifier. Point commun aux oeuvres jouées demain soir, une manière bien française justement d’évoquer l’exotisme de certaines cultures: les Indes ou ce qu’on en imaginait au siècle de Rameau, l’Egypte tant fréquentée par Saint-Saëns, l’Espagne fantasmée, rêvée de Ravel ou Debussy.

Je me réjouis aussi d’accueillir - et de présenter pour la première fois au public liégeois (il n’est jamais trop tard !) - un musicien aussi talentueux qu’intelligent et cultivé. Qui aurait pu, comme tant d’autres, n’être qu’une étoile filante dans l’univers très encombré des pianistes, lauréats de grands concours internationaux. Cédric Tiberghien, 34 ans, 1er prix, à 23 ans, du prestigieux Concours Long-Thibaud, a, malgré un nombre considérable d’engagements, pris le temps de se construire, de mûrir, sans rien perdre de son enthousiasme et de son bonheur de jouer. Il a accepté, pour ce concert, d’affronter le redoutable 5e concerto pour piano de Saint-Saëns. Il évoque ce choix : Cédric Tiberghien sur Saint-Saëns.

Réseaux

Wednesday, October 14th, 2009

Un ami annonce, après d’autres, qu’il quitte Facebook… après y avoir passé des jours et de nuits sans doute ! Ce réseau mondial est devenu l’objet de tous les débats, de tous les fantasmes aussi, et on a le sentiment, quand on y est inscrit comme moi, d’être regardé comme membre d’une secte ou affecté d’une addiction grave. Drogué à Facebook ! (Le blog de X.)

Que dire de Linkedin, MySpace, Copains d’avant, et autres réseaux d’anciens camarades d’études, de promo, sinon qu’ils ont été distancés par FB, mais surtout qu’ils ne sont que la version moderne et “internautique” de toutes ces associations, groupements d’intérêts professionnels, confessionnels, etc.. qui fleurissent sous toutes les latitudes et à toutes les époques.

Alors Facebook ? Une menace de type “Big Brother”? Ou un formidable moyen de communication? Un esclavage ou un réseau convivial ?

C’est sans doute un peu de tout cela, mais c’est surtout ce que l’on en fait. Rien ni personne n’oblige quiconque à se dévoiler, à tout dire de lui-même, à n’importe qui, n’importe comment. Rien ni personne n’oblige un membre de Facebook à y consacrer tout son temps. Ni à subir des gadgets, des “jeux”, quizz et autres fantaisies, qui polluent le site. 

A chacun d’être conscient des avantages - et des inconvénients - d’un tel réseau social. Quant à moi, je l’utilise beaucoup à des fins professionnelles, l’essentiel de mes “amis” de Facebook étant constitué de musiciens, avec qui, où qu’ils soient dans le monde, je reste connecté. Mais ce n’est pas un outil de gestion (c’est pourquoi je me suis interdit, dès le départ, d’accepter dans mon groupe d’amis les membres de l’OPL ou ceux qui ont un lien de travail direct avec l’orchestre). C’est aussi, à l’évidence, un réseau d’amitié, qui (me) permet d’être informé des activités de tel ou tel familier, géographiquement éloigné.

Le risque, avec Facebook, comme avec tout internet, c’est que le virtuel remplace le réel, et que les amours, les amitiés, les liens familiaux, ne soient plus “vécus” que par le truchement d’un clavier, d’un écran, d’un PC. A l’inverse, dira-t-on assez combien de personnes isolées, éloignées, recluses parfois, ont trouvé dans ces réseaux  un formidable moyen de s’ouvrir au monde, de se créer des liens, des amitiés parfois qui, pour virtuels qu’ils soient, n’en sont pas moins forts et nécessaires.

Rien à voir avec ce qui précède, mais ce matin j’ai envie de vous faire partager deux vidéos qui m’enchantent :

Carlos Kleiber dirige l\’ouverture du Baron Tzigane

Fabuleux Carlos Kleiber

Comme le disait jadis un chroniqueur matutinal sur France-Inter, “je vous souhaite le bonjour”…

 

Amandine et son violon

Tuesday, October 13th, 2009

Voici une interprète que je ne connais que par le disque (ou le téléchargement). Pas encore eu la chance de la rencontrer et de l’entendre “en vrai”. Mais j’en ai hâte !

Elle s’appelle Amandine. Amandine Beyer. Et avec son ensemble (pas si anonyme que cela !) Gli incogniti, elle publie un troisième album consacré à un compositeur dont l’ignare que je suis ne connaissait pas même le nom jusqu’à la découverte de ce disque, Nicola Matteis (lire l’excellente note due à un confrère “blogueur” : Nicola Matteis ).

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Ce disque est une pure merveille, des pièces très courtes, virtuoses ou languissantes, sussurées ou déclamées. Et Amandine ferait aimer le violon aux plus récalcitrants.

Elle n’avait pas craint de consacrer ses deux premiers disques à des tubes absolus du répertoire baroque, les concertos pour violon de Bach… et les Quatre saisons de Vivaldi. Rien de moins ! Amandine et ses inconnus nous redonnent ces chefs d’oeuvre tant rabachés avec la fraicheur du premier jour, sans chercher à tout prix à faire original. A écouter quand on a le blues…

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