Je viens de passer trois jours à Paris, après avoir regroupé plusieurs rendez-vous professionnels. Je ne les ai pas vus passer.. Un tourbillon !
Mardi soir, dîner avec Michel B. et Marie-Luce S. improvisé le matin même - comme souvent avec des gens à l’agenda aussi chargé - Lui, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel, un déplacement retardé, elle, conseillère d’une des principales agences de communication de la place de Paris, un voyage à l’étranger annulé, et une charmante soirée dans un restaurant très “cosy” du 7e arrondissement. Passée à évoquer les amis, les soucis et les bonheurs de chacun, peu de politique ni de radio ou de médias, une admiration commune pour Frédéric M. si malmené il y a quelques semaines…
Mercredi, discussion-négociation avec un éditeur de disques qui s’est soudain souvenu que les bons comptes font les bons amis et les bons contrats…de bons disques. En jeu, la publication, prochaine on l’espère, d’un double album de l’intégrale des 7 Solos d’orchestre de Pascal Dusapin, enregistrés au cours des deux dernières années par Pascal Rophé et l’OPL.
A midi déjeuner avec mon fils aîné. Le cabinet d’avocats où il travaille jouxte le Conservatoire aujourd’hui “national de région”, jadis “supérieur de musique”, rue de Madrid. Par beau temps, fenêtres ouvertes, il a droit à une belle cacophonie. Repas rapide en face de Saint-Augustin, dans la tradition des grandes brasseries parisiennes (qui, à la différence des cafés et trattorias italiens, ont été un peu trop systématiquement “relookées”), bon, abordable et service efficace.

Une après-midi à courir d’un endroit à l’autre, et une soirée cinéma (cf.mon billet d’hier).
Jeudi au pas de course. Provision de disques et de livres dans mes magasins habituels. Interview (bientôt disponible en podcast !) dans les locaux de QOBUZ / Forum Opera, aux fins fonds du 11e arrondissement. Rendez-vous du côté de l’Opéra Garnier avec la jeune et enthousiaste équipe dirigeante du nouveau centre de musique romantique française installé au Palazzetto Bru Zane à Venise. Beaucoup de projets ensemble. La programmation de l’OPL et de F.X.Roth les passionne. Leur ambition me plaît.
Et hier soir, à l’Opéra-Comique, ouverture de la saison d’une maison dirigée depuis deux ans maintenant par Jérôme Deschamps et Olivier Mantei. Et pas n’importe quelle ouverture : tout Berlioz (ouverture Waverley, les Nuits d’été, Harold en Italie) par le plus grand chef berliozien vivant, Colin Davis, dans une forme olympique, malgré ses 82 printemps, à la tête de l’Orchestre National de France. Foule et ambiance des grands soirs. J’y reviendrai demain.
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