J’indiquais hier que, pour aborder la musique de Schumann, le Quintette pour piano op.44 est sans doute la meilleure des portes d’entrée. D’une variété, d’une richesse, d’un élan irrésistibles. Ce n’est pas pour rien qu’il a souvent été utilisé au cinéma.
Des auditeurs du week-end regrettaient de ne pas avoir trouvé le disque…avec les interprètes réunis autour d’Eric Le Sage. Et pour cause ! Puisque ceux-ci avaient organisé leur séjour à Liège - pendant dix jours - de manière à enregistrer les trios pour piano, le quatuor et le quintette. Ces chefs d’oeuvre seront donc publiés par ALPHA dans quelques mois, complétant ainsi la monumentale édition Schumann/Le Sage (20 CD !).
En attendant cette parution, on pourra se tourner vers quelques versions chères au coeur de tout mélomane.

RCA avait eu la géniale idée de faire se rencontrer le vieux Rubinstein et le tout jeune quatuor américain Guarneri. Il s’ensuivit, au milieu des années 1970, toute une série d’enregistrements de musique de chambre, que je place au sommet de ma discothèque. Ce disque en particulier qui rassemble le Quintette de Schumann et le 2e quatuor avec piano de Dvorak est une pépite.
Dans cette même collection, on trouve une sublime version du 1er quatuor avec piano de Fauré (donné dimanche par l’équipe Le Sage avant le Quintette de Schumann)

Pour Schumann, on ne passera pas à côté des versions “live” qu’a données Martha Argerich, rejointe par quelques talentueux amis. Pour qui cherche la fièvre, le feu, la fougue.

Martha Argerich, Renaud Capuçon etc.. dans le Scherzo du Quintette de SCHUMANN
A l’opposé de cette vision ultra-romantique, on écoutera avec beaucoup d’intérêt le rare enregistrement de Sviastoslav Richter et du quatuor Borodine. Si on osait le cliché, les tourments de l’âme slave prennent ici le pas sur l’essence du romantisme allemand.

Enfin, pour ne pas se cantonner aux prestigieuses versions du passé, un coup de projecteur sur un disque récent, qui met - à juste titre - en parallèle les Quintettes de Schumann et de Brahms.
