Toujours le désert

L’été dernier, j’avais dit ma fascination pour les immensités désertiques (lire : Le retour au désert ) que j’avais visitées en 1999, 2001 et à nouveau en août 2011 aux Etats-Unis. Au sud de la Jordanie, j’ai eu la chance de passer une demi-journée dans l’un des plus beaux déserts du monde, le Wadi Rum, qui, par bien des aspects, m’a rappelé Monument Valley – pour les montagnes et les sables rouges et ocres – ou le Joshua Tree National Park – pour les rocs blonds patinés, la végétation ou les oiseaux.

Vidéo : Le désert de Wadi Rum

On ne sait où porter le regard, tant le spectacle est grandiose et changeant. Dès que le soleil joue avec les nuages, une terre rouge devient abricot, un sable blond se pare d’or, une colonne anthracite se met à scintiller. Et le silence, la perfection du silence, à peine troublée par quelques passereaux ou des corbeaux malicieux. Ici et là de vastes tentes où se protéger des ardeurs du soleil ou des vents coulis. Tout est tenu par les membres d’une même famille de bédouins (près d’un millier de personnes !) installée dans un village précaire aux portes du désert. Notre guide, sourire éclatant, yeux noirs ombrés d’épais sourcils, conduit une 4X4 d’un autre âge. Il doit bien gagner sa vie avec ces touristes avides de sensations fortes.

About Jean-Pierre Rousseau

directeur général Orchestre philharmonique royal de Liège (Belgium) directeur France-Musique (1993-1999)
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