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Déroute à mi-chemin ?

Sunday, November 22nd, 2009

Certains lecteurs de ce blog m’ont gentiment fait le reproche de ne plus aborder les sujets politiques, réflexe de prudence ou désintérêt momentané?  Ni l’un ni l’autre, sans doute ne m’inspirent-ils pas beaucoup en ce moment…

La presse hebdomadaire française des semaines passées a fait ses gros titres sur la mi-mandat de Nicolas Sarkozy. A vrai dire, je ne me suis pas précipité sur les éditoriaux ou les articles consacrés à l’événement, pour autant que c’en soit un !

La tonalité générale - même au Point qui n’a pas toujours été défavorable à l’actuel président français ! - est partout la même: Sarkozy plonge dans les sondages, il a perdu la main, l’hyper-président prestidigitateur ne fait plus illusion, etc.

L’analyse la plus complète et la moins polémique, je l’ai trouvée dans un hebdo économique plutôt classé à gauche Challenge Le demi-bilan de l\’hyperprésident ).

On ne peut pas se contenter d’imprécations, de slogans ou d’irritations épidermiques quand on doit juger le bilan et l’action de Sarkozy. Ses pires détracteurs se trouvent dans la masse de ceux qui l’ont encensé, adulé sans réserve. Il n’y a pire procureur que celui qui a été déçu. N’ayant pas fait partie de la catégorie des inconditionnels de la première heure - c’est le moins qu’on puisse dire ! - je ne tomberai pas dans le panneau du TSS “tout sauf Sarkozy”.

Bilan économique, bilan politique, bilan social : les réalités et les chiffres parlent d’eux-mêmes. C’est pas la gloire, mais ça aurait pu être pire. Lire les papiers du Point, du Nouvel Obs ou de Challenge.

Ce qui est plus inquiétant, c’est l’absence totale - et malheureusement durable ! - de perspective d’alternative politique. On ne va quand même pas reprocher à Sarkozy d’être plus malin que ses adversaires et de pousser son avantage en usant de toutes les vieilles ficelles du jeu politique (qui avait remis Le Pen dans le jeu pour diviser la droite, dans les années 1980, sinon Mitterrand ?). Mais on n’a pas le souvenir d’avoir jamais assisté à pareille déliquescence de ce qui pourrait, devrait constituer l’opposition, et donc l’alternance.

Le parti socialiste français ? Pulvérisé. Même si les barons locaux ont quelques chances de bien se tenir aux prochaines élections régionales de mars 2010. Un programme? une équipe cohérente, crédible, soudée? un(e) candidat(e) sérieux pour 2012 ?

La mouvance écologiste ? Un résultat flatteur aux dernières européennes, certes, mais quelle perspective politique? Qui pour l’incarner, notamment à la présidentielle de 2012 ?

Bayrou et le MODEM  ? Au centre de nulle part…

Quant à la gauche de la gauche, même Arlette Laguiller n’y retrouverait plus ses petits. Entre Besancenot, la nouvelle porte-parole de Lutte Ouvrière, Mélenchon, les sous-tendances des restes du parti communiste, les chevènementistes, et j’en oublie sûrement, on désespère Neuilly et Billancourt tout à la fois.

Attablés en famille hier soir, nous évoquions la prochaine échéance, les élections régionales du printemps 2010, et, pour la première fois depuis longtemps, nous étions les uns et les autres incapables de dire pour qui, pour quoi, nous irions voter, ou même si nous irions voter…

Le premier président

Friday, November 20th, 2009

Feu sur le premier président du Conseil européen ! Herman van Rompuy est à peine désigné que la presse rivalise de traits d’esprit (?!) pour le dézinguer : personnalité falote, “anesthésiant”, inconnu au bataillon, ne fera pas d’ombre à Sarkozy ou Merkel, etc…

On peut quand même trouver des journalistes qui ne tombent pas dans le panneau. Dans Ouest-France par exemple : Qui est Herman van Rompuy ?

Moi non plus je ne connais pas le nouveau président du Conseil européen. Je l’ai observé, avec intérêt mais sans plus, depuis qu’il est premier ministre du Royaume de Belgique, je constate simplement qu’il est parvenu en douze mois à sortir le pays du marasme politique dans lequel il était plongé depuis 2007 et à surmonter la crise économique.

Comme le faisait remarquer un expert - Nicolas Sarkozy ! - hier soir après la désignation de Van Rompuy: “Si vous vous imaginez que (le nouveau président) manque de détermination et d’esprit de décision, vous risquez d’avoir des surprises…”.

Je pense, en effet, que, comme souvent (cf.mon billet d’hier !) il ne faut pas se fier aux apparences. HvR est un faux modeste, un faux austère. L’humour à froid dont il fait preuve dans ses réponses aux journalistes, son air de ne pas y toucher - il n’était pas candidat paraît-il à ce poste ! à d’autres…- ne sont pas ceux d’un aimable amateur.

La fonction est nouvelle. La décision a été prise par la totalité des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union en un temps record. Et si, pour une fois, on se réjouissait de ce message positif adressé par l’Europe au reste du monde et aux peuples européens eux-mêmes ? Et si, pour une fois, on faisait crédit au nouveau Président, à la nouvelle ministre des affaires étrangères, à la future Commission ?

Je sais, je suis d’une incorrigible naïveté !

Ma chute du Mur

Monday, November 9th, 2009

De journée en opération spéciales, nul n’échappera aujourd’hui au vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin. Et si, comme souvent, on peut être irrité par les aspects spectaculaires ou “people” de cette commémoration, il ne faut pas oublier ce que ce 9 novembre 1989 a représenté pour l’Histoire de l’Europe et du monde.

Je me souviens très précisément de cette soirée.

J’étais rentré la veille de Boston, où j’avais laissé l’Orchestre de la Suisse Romande et Armin Jordan achever une tournée est-américaine, et j’allais quelques jours plus tard les rejoindre à Barcelone où ils donneraient, dans le fameux Palau de la Musica, une oeuvre on ne peut plus adaptée aux circonstances, le War requiem de Britten !

Nous avions emménagé depuis peu, avec ma petite famille, au 3e étage d’une belle maison sarde, en face de l’Hôtel de Ville de Thonon (pratique pour exercer ma fonction d’adjoint au Maire !). Une petite pièce était réservée à la télévision, que nos deux garçons, à l’époque âgés de 7 et 9 ans, consommaient sans trop de modération !

Deux ans auparavant, nous avions reçu - et les garçons s’en souvenaient ce soir-là - deux amis roumains, médecins, qui étaient parvenus à se faire “inviter” comme touristes - alors que leur but était de participer à un important congrès médical mondial à Chamonix - et, de ce fait, à sortir pour la première fois de Roumanie ! Evidemment, nous avions abondamment parlé de la situation désastreuse du bloc de l’Est, et de la Roumanie en particulier. Ils avaient un moment hésité à rester à l’Ouest, où j’aurais pu sans trop de difficulté, les faire accepter comme réfugiés et leur trouver un poste, mais ils avaient craint de ne plus revoir leurs familles et de devoir, comme tant d’autres avant eux, couper définitivement les ponts avec leur patrie et leurs racines.

Les événements de l’été 1989 - l’ouverture de la frontière hongroise et les dizaines de milliers d’Européens de l’Est qui avaient fui l’univers “radieux” qui les emprisonnait - m’avaient déjà fait espérer l’impensable, et avaient redonné une actualité plus vivace que jamais à nos conversations du printemps 1987 avec Florin et Horea.

Vissé devant mon poste ce soir du 9 novembre 1989, c’est à eux que je pensais - les Roumains devront attendre la fin décembre 1989 pour connaître la fin de Ceaucescu -. A eux et à tous ceux que je connaissais derrière le Rideau de Fer. Comme ce jeune Hongrois de Budapest, avec qui j’avais, lycéen, correspondu pendant quelques années (c’était la mode, dans les années 1970, d’avoir des “correspondants” dans des pays étrangers - et j’en avais en Hongrie, en Pologne, en Roumanie, en URSS !). En 1973, j’avais eu la chance de faire un long périple en voiture de Paris à Bucarest, en passant par Munich, Salzbourg, Vienne… et Budapest. J’avais enfin rencontré mon “correspondant” hongrois, notre Peugeot n’était pas passée inaperçue dans les faubourgs terreux de Budapest. Nous devions nous revoir sur le chemin du retour de Roumanie, trois semaines plus tard. Lorsque nous arrivâmes devant la petite maison de bois, nous fûmes accueillis par une mère éplorée et un grand-père dévasté : le jeune homme avait, dans l’intervalle, été convoqué sur-le-champ par les autorités militaires et envoyé immédiatement faire son service à la frontière. Je n’ai plus jamais eu de nouvelles…

Parmi les innombrables documents qui ont été publiés en rapport avec la chute du Mur de Berlin, il vaut le coup de revoir ou d’écouter deux concerts historiques, avec à chaque fois la 9e symphonie de Beethoven, devenue Ode à la Liberté.

Version disponible aussi en CD (Bernstein avait réuni des musiciens de plusieurs grands orchestres européens)

On trouve encore chez les disquaires d’occasion un CD de la même 9e symphonie captée “live” à la Philharmonie sous la direction de Barenboim.

Enfin, on peut revoir deux films qui l’un et l’autre disent, mieux que de longs documentaires, ce qu’était Berlin coupée en deux.

Liège créative

Wednesday, October 28th, 2009

Liège est créative ! En doutait-on ? Un colloque organisé à l’initiative de l’Université  et du GRE-Liège (Groupe de redéploiement économique) en a apporté l’éclatante démonstration. On lira avec intérêt l’article de Frédéric Chardon dans La Libre Belgique d’hier (Liège veut faire du marketing )

Bruno Boutsen, dans le même journal, ajoute à ce compte-rendu un volet plus culturel et relate un petit déjeuner de présentation de François-Xavier Roth. Je m’autorise à le reproduire ici :

La culture, facteur essentiel du redéploiement économique liégeois

Bruno Boutsen

Mis en ligne le 27/10/2009

Pour le patron de l’OPL, il ne faut pas sous-estimer son rôle jugé capital.

Le colloque organisé par l’Université et le GRE-Liègei avait pour but principal de montrer le rôle capital joué par les universités dans le développement économique des villes. D’après les experts présents, et au regard notamment de l’expérience gantoise, les villes universitaires semblent posséder un avantage sur les autres et présentent un profil plus créatif.

Mais cette notion de créativité ne se limite pas, loin s’en faut, à la seule capacité scientifique ou technologique mais englobe toute une série d’autres aspects. Parmi ceux-ci, la culture est sans conteste un des facteurs qui contribue à affirmer l’image créative d’une ville et qui permet ainsi d’attirer les investisseurs. C’est en tout cas ce qui a été développé vendredi par diverses personnalités liégeoises, au premier rang desquelles le nouveau directeur des musées communaux, Constantin Chariot, ou Jean-Pierre Rousseau, qui n’est autre que le patron de l’Orchestre philharmonique de Liège (OPL).

L’OPL, “un orchestre pas comme les autres, qui a une vraie identité”, mais aussi “un lieu unique, singulier car situé au carrefour de plusieurs cultures” - dixit son nouveau directeur musical, François-Xavier Roth -. L’OPL, institution culturelle phare de la Cité ardente, c’est aussi une “success story” comme on aimerait en voir plus souvent. En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes puisque, selon ceux transmis par Jean-Pierre Rousseau, qui est à la tête de l’institution musicale depuis déjà dix ans, “le premier semestre 2008 a accueilli autant de spectateurs que toute l’année 2004″.

Il y a un peu plus d’une semaine, ce n’est pas le directeur général de l’OPL mais bien le président de la Chambre française de commerce et d’industrie de Liège-Luxembourg (CFCILL), qui s’adressait à une assemblée variée, composée de diverses personnalités liégeoises qui comptent, lors d’un petit-déjeuner organisé au sein du foyer de la Salle philharmonique. Une des deux activités annuelles organisées par la CFCILL, une ASBL créée en 1895 dont le but premier est de se faire rencontrer les nouveaux arrivants et de les inciter à rester.

Pour Jean-Pierre Rousseau, c’est clair, “même s’il est subsidié par les pouvoirs publics, l’OPL fonctionne bel et bien comme une entreprise”, avec ses 120 employés, ses objectifs - y compris financiers - à remplir et sa stratégie à long terme. À ce sujet, le but du tandem Rousseau-Roth est de faire rayonner l’OPL tant sur le plan local - “le rêve, ce serait que chaque Liégeois ait connu l’OPL” - qu’international. “Nous devons contribuer à ouvrir l’orchestre, il y a une véritable volonté d’aller vers le public qui doit pouvoir s’y retrouver dans ce qui est proposé”. Pour le reste, le patron de l’OPL se dit convaincu du rôle capital qu’a à jouer la culture dans le redéploiement liégeois, elle qui permet de mieux positionner la ville à l’international et qui contribue ainsi à attirer des investisseurs de plus en plus nombreux.


Mal partis

Saturday, November 10th, 2007
Le feuilleton “formation du gouvernement belge” tend vers la mauvaise farce, et les récents épisodes ne sont pas à la gloire des politiques, toutes tendances confondues.
Petit rappel pour les non-initiés aux arcanes de la politique belge: la Commission de l’intérieur du parlement fédéral, où les Flamands sont numériquement majoritaires, a voté le principe de la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvoorde. Pour empêcher que ce vote ait force de loi, un mécanisme (dit de “conflit d’intérêt”) permet à ceux - la communauté francophone - que ce texte lèserait de le bloquer temporairement.
Il fallait donc que le parlement francophone (vous suivez toujours?) se prononce, dans la suite logique du départ spectaculaire de tous les députés francophones de la séance du parlement fédéral.
Le moins qu’on puisse est que la fameuse “solidarité” francophone en a pris un sérieux coup, et la relation qui a été faite de la séance houleuse d’hier n’est à la gloire de personne. En bref, les socialistes (qui ne sont pas dans la nouvelle coalition “orange bleue”) accusent les libéraux de négociations secrètes avec les frères ennemis flamands. Protestation véhémente desdits libéraux; embarras des socialistes et des centristes.
Au moment où certains poussent à la séparation de la Belgique, est-il raisonnable d’offrir un tel spectacle?

Sondage

Thursday, November 8th, 2007
Rien ne m’agace plus que ces affirmations, à longueur de journaux ou d’émissions télévisées: “Les Français pensent que.. les Belges disent que…” sur la foi de sondages réalisés sur un échantillon forcément très restreint de population.

Hier j’ai été “sondé” à mon tour ! Par la RTBF qui faisait un sondage express sur le vote émis hier par la commission de l’Intérieur du parlement fédéral belge: scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvoorde. Pour les Français, c’est du chinois, pour les Belges c’est le noeud du problème actuel des relations entre communautés wallonne et flamande. Et le serpent de mer qui resurgit à chaque élection, à chaque formation (ou tentative!) gouvernementale.

J’ai entendu ce matin à la radio le résultat de ce sondage: mes réponses sont celles de la majorité des sondés. Qui pense que les députés francophones ont bien fait de quitter cette séance surréaliste, que l’actuelle coalition pré-gouvernementale a du plomb dans l’aile mais que cette initiative ne constitue pas le début du démantèlement de la Belgique.

La Constitution belge ne le permet pas - et c’est sans doute dommage ! - mais je gage que si on interrogeait l’ensemble des Belges par référendum, ils refuseraient la scission entre Flandre et Wallonie réclamée par certains partis flamands.

Caricature et réalité

Wednesday, November 7th, 2007
L’éditorial du dernier numéro de l’hebdomadaire “Le Vif / L’Express” portait ce titre: Belgique 0 - France 1.
Le journal télévisé de FRANCE 2 hier soir faisait se succéder deux “sujets”, l’un sur la visite musclée de Sarkozy aux pêcheurs du Guilvinec, l’autre sur la crise politique belge.
A priori, entre “l’hyperprésidence” française et l’absence de gouvernement belge, il n’y a pas photo !

Mais c’est une présentation caricaturale de la réalité. 

Qu’on soit inquiet ou qu’on sourie de l’impuissance des forces politiques de “l’orange bleue” à former un gouvernement fédéral, la Belgique vit, travaille, fonctionne, d’autant que, institutionnellement, les Communautés et les Régions ont des pouvoirs importants (enseignement, culture, économie, emploi, aménagement du territoire, etc.). Les entreprises n’attendent plus (depuis longtemps!) les politiques pour élaborer leurs stratégies et se développer. Les écoles, les universités, les théâtres, les orchestres (!) ne sont pas menacés (je rappelle ici que l’Orchestre philharmonique de Liège est d’abord celui de la Communauté française qui lui assure près de 80% de ses moyens d’existence !)

En France, la surexposition médiatique du président, cette manière qu’il a de s’occuper de tout, d’aller systématiquement au contact des situations difficiles, ne me choquent pas en elles-mêmes. Sauf qu’elles donnent à croire que là où Sarkozy passe, le problème est réglé, que dès qu’il a affirmé une volonté, une intention, tout va suivre automatiquement. On voit bien que les faits sont plus têtus que les coups de menton du président. Paradoxalement, cet engagement présidentiel en première ligne peut crisper, voire bloquer les rapports sociaux…
Nicolas Sarkozy devrait méditer ce dicton de la sagesse populaire: “Il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir”…

Records

Tuesday, November 6th, 2007
Novembre est en passe de devenir le mois des records.

Record de la durée de formation d’un gouvernement en Belgique: le 10 novembre cela fera cinq mois qu’ont eu lieu les élections législatives, et rien ne dit que Leterme sera parvenu d’ici là au terme des réunions préparatoires .

Record du prix du pétrole : 100 dollars le baril, soit 50 fois le prix de revient ! Il est plus que temps d’adopter des comportements écologiques, de favoriser les modes de transport propres. Question: pourquoi la SNCF et le Thalys ont-ils modifié leurs tarifs à la hausse? Drôle d’encouragement…

Record des emmerdements maximum en France : les grèves annoncées à partir du 14 novembre, même si elles sont le fait d’organisations minoritaires, ont toutes les chances (!!) de marcher, puisque animées par l’énergie du désespoir. On sait que la réforme des régimes spéciaux de retraite est inéluctable, indispensable. En attendant on montre ses muscles !

Tenir la promesse

Friday, October 26th, 2007

Chapeau ! C’est ce qu’on a envie de dire après le discours de Nicolas Sarkozy en clôture du “Grenelle de l’environnement”, d’ailleurs c’est l’opinion générale des commentateurs et politiques, de gauche comme de droite. Chapeau parce que l’enjeu est tel que ce n’est pas apparu - et n’a pas été présenté - comme une opération politicienne de plus. Chapeau parce que les décisions annoncées sont courageuses, ambitieuses, et pourraient, devraient même, servir de modèle à une politique européenne aussi exigente.
Maintenant, le risque existe qu’une fois l’effet d’annonce passé, la routine, les vieilles habitudes reprennent le dessus, et que les promesses ne soient pas tenues. Le gouvernement français, et les citoyens ont le devoir de les tenir.

LA nouvelle

Thursday, October 18th, 2007
Je fais une brève interruption du récit de la tournée espagnole de l’OPL pour commenter LA nouvelle du jour:

Le gouvernement belge est formé?

Paris est bloquée par les grèves?

C’est l’été en octobre ?

Allons, un effort !  Cécilia et Nicolas - c’est officiel estampillé Elysée- se séparent ! Le monde a failli s’arrêter de tourner, tant le suspense devenait insoutenable. Et maintenant les constitutionnalistes et autres commentateurs avertis vont pouvoir gloser… C’est drôle, cette annonce arrive alors que je termine le bouquin de Michèle Stouvenot “Journal d’une curée de campagne”; l’éditorialiste du Journal du Dimanche n’y va pas par le dos de la cuiller, surtout quand elle raconte les précédents épisodes de “l’affaire”…